Le Comité conjoint États-Unis/Tchad se réunit pour tenter de tourner la page du « travel ban » et ouvrir la voie à une normalisation progressive du régime des visas.
Le Comité conjoint regroupant l’Ambassade des États-Unis au Tchad et le ministère tchadien des Affaires étrangères a tenu sa deuxième réunion consacrée à la délicate question des visas. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des discussions entamées pour tourner la page du « travel ban » imposé au Tchad par Washington en juin 2025.
Selon les conclusions de cette nouvelle séance, les échanges ont permis d’instaurer un climat de confiance renforcé grâce à une communication régulière et transparente entre les deux parties. Un signe tangible de progrès : le taux de dépassement de séjour des ressortissants tchadiens aux États-Unis a chuté d’au moins 20 %, une évolution saluée comme un gage de sérieux et de responsabilité par les autorités américaines.
Ces avancées, encore partielles, ouvrent la voie à une normalisation progressive du régime des visas, a indiqué le service de communication du ministère des Affaires étrangères. Pour l’heure, la levée des restrictions reste limitée aux détenteurs de passeports officiels (diplomatiques et de service.)
Les citoyens ordinaires, qu’ils soient Tchadiens ou Américains actifs dans différents secteurs au Tchad, devront encore patienter. Cette situation souligne l’importance du principe de réciprocité, qui affecte non seulement les voyageurs tchadiens, mais aussi une partie de la communauté américaine installée dans le pays.
Pour les observateurs, ces ajustements traduisent la volonté partagée des deux gouvernements de dépasser les tensions héritées du passé. Le « travel ban », qui avait suscité incompréhension et frustration au Tchad, reste un traumatisme diplomatique encore présent dans les mémoires.
Mais les efforts conjoints actuels témoignent d’une orientation nouvelle : replacer la mobilité des personnes au cœur d’un partenariat équilibré et mutuellement bénéfique.
En réaffirmant leur engagement à poursuivre le dialogue, N’Djaména et Washington montrent qu’un horizon plus ouvert se dessine pour les voyageurs des deux pays. Reste à savoir combien de temps il faudra avant que les visas ordinaires ne soient eux aussi libérés des contraintes qui symbolisent encore, pour beaucoup, la fracture d’hier.
CA/ac/Sf/APA






