Le président égyptien a réuni ses principaux responsables économiques pour réaffirmer la priorité donnée à la consolidation des réserves en devises et à la réduction de la dette extérieure, alors que la Banque centrale affiche des indicateurs jugés encourageants.
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a présidé, samedi 13 septembre, une réunion axée sur la stabilité économique de l’Égypte, en présence du premier ministre Mostafa Madbouly, du gouverneur de la Banque centrale, Hassan Abdallah, et du conseiller présidentiel aux affaires financières, le général Ahmed Al-Chazly. Les échanges ont porté sur l’évolution des réserves stratégiques en devises, la gestion de la dette extérieure et les moyens de soutenir le financement des projets de développement.
Selon Hassan Abdallah, les recettes locales en devises auraient atteint en août 2025 un niveau record, permettant de couvrir l’ensemble des engagements financiers du pays tout en dégageant un excédent. Le gouverneur a précisé que le ratio de la dette extérieure rapporté au PIB restait dans une zone jugée « sûre ».
Al-Sissi a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’accroître les réserves en devises afin de garantir l’approvisionnement en biens stratégiques, réduire la dépendance à l’endettement extérieur et préserver la flexibilité du régime de change. Il a également souligné l’importance de sécuriser les financements nécessaires aux projets de développement.
Cette réunion intervient alors que la Banque centrale d’Égypte (BCE) a publié des indicateurs positifs : les réserves internationales nettes ont atteint 49,25 milliards de dollars (environ 45,9 milliards d’euros) en août, les transferts des expatriés ont progressé de près de 70 % sur l’exercice 2024/2025 pour atteindre 36,5 milliards de dollars (34 milliards d’euros), et les recettes touristiques ont enregistré une hausse de 22 % au premier semestre. Dans le même temps, le dollar est repassé sous la barre des 48 livres égyptiennes, son plus bas niveau depuis 14 mois.
Le premier ministre Mostafa Madbouly avait déjà relevé fin août un afflux record de devises en juillet, estimé à 8,5 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros), saluant « le taux le plus élevé de l’histoire de l’Égypte ».
Cette séquence intervient peu après l’événement du « Récit national pour le développement économique » du 7 septembre, où le gouvernement a présenté sa stratégie pour attirer des partenaires internationaux et rassurer les marchés. Mais elle coïncide aussi avec les pressions du Fonds monétaire international qui a exhorté Le Caire, le 12 septembre, à accélérer ses réformes structurelles afin de garantir un rythme de croissance durable.
MK/ac/Sf/APA






