Du Moyen Âge à l’époque contemporaine, le 21 août a marqué l’histoire africaine par des conquêtes, révoltes, drames naturels et tournants politiques, du Caire à Tripoli en passant par Ceuta, le Tchad, le Cameroun, l’Afrique du Sud et le Soudan.
Le 21 août 1415, les armées portugaises prennent Ceuta, sur la côte marocaine. Cette conquête inaugure l’expansion maritime du Portugal et installe une présence européenne durable en Afrique du Nord.
Près de huit siècles plus tôt, en 1169, la capitale égyptienne connaît la « guerre des Noirs » (21–23 août), une révolte sanglante de régiments soudanais au service des Fatimides contre le vizir Saladin, prélude à l’ascension de ce dernier.
Pendant la Première Guerre mondiale, le 21 août 1914, un affrontement oppose à Laï, dans le sud du Tchad, les troupes coloniales françaises aux forces allemandes venues du Cameroun. Ce combat s’inscrit dans les premiers affrontements du conflit en Afrique équatoriale.
Plus près de nous, le 21 août 1978, l’Afrique du Sud perd son chef de l’État, Nicolaas Diederichs, décédé en fonction. Son intérim est assuré le jour même par Marais Viljoen, en attendant l’élection d’un successeur.
Le 21 août 1986, survient au Cameroun la catastrophe du lac Nyos. L’éruption limnique de ce lac volcanique libère un nuage de gaz carbonique, faisant plus de 1 700 morts et des milliers de bêtes étouffées dans les environs.
Le 21 août 2011, à Tripoli, les insurgés libyens lancent l’assaut final contre le régime de Mouammar Kadhafi. L’entrée des combattants dans la capitale, marquée par la prise de la Place Verte (rebaptisée Place des Martyrs), précipite la chute du pouvoir.
Enfin, le 21 août 2019, le Soudan engage sa transition politique : l’économiste Abdalla Hamdok prête serment comme Premier ministre, et le Conseil de souveraineté entame son mandat de trois ans après la chute d’Omar el-Béchir.
Chaque année, la date du 21 août est aussi celle de la Fête de la Jeunesse au Maroc, coïncidant avec l’anniversaire du roi Mohammed VI.
Sf/APA





