Le président Abdel Fattah Al-Sissi a présidé, mardi 23 juillet 2025, une cérémonie marquant le 73e anniversaire de la Révolution des Officiers libres de 1952, qui mit fin à la monarchie et donna naissance à la première République égyptienne.
Dans son allocution télévisée, pour la célébration du 73e anniversaire de la Révolution de 1952, le chef de l’État égyptien a comparé les bouleversements initiés par Gamal Abdel Nasser et ses compagnons à ceux impulsés depuis 2014 sous sa « Nouvelle République ». Il a défendu son bilan en évoquant une « refondation nationale », citant notamment les grands projets d’infrastructures, la création de nouvelles villes, les réformes sécuritaires et le renforcement du rôle régional de l’Égypte.
Parmi les réalisations mises en avant figurent la stabilisation du pays après les troubles des années 2010, l’extension du réseau routier, le doublement de la capacité du canal de Suez, ainsi que les progrès dans le domaine énergétique. Le président a par ailleurs appelé à défendre « l’identité de l’État » contre les risques de fragmentation, d’extrémisme et de manipulation.
Alors que le pays fait face à une inflation persistante et à un climat social tendu, Al-Sissi a reconnu l’ampleur des défis, mais a réaffirmé l’irréversibilité des réformes en cours. Il a exhorté la population à la résilience, en annonçant une nouvelle phase axée sur l’industrialisation, les exportations et l’innovation.
Pour plusieurs analystes, ce discours s’inscrit dans une stratégie de légitimation du pouvoir, à l’approche des élections législatives de 2026, avec pour objectif d’inscrire durablement la « Nouvelle République » dans la mémoire collective égyptienne.
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