La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a co-organisé, ce jeudi 10 juillet 2025, avec l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), un atelier sur « La maîtrise du cycle complet des obligations vertes, sociales et durables » afin de booster la finance verte et les capacités des acteurs du marché dans l’espace UEMOA.
Un atelier sur « les obligations vertes, sociales et durables » qui se tient les 10 et 11 juillet 2025, à Abidjan, également soutenu par le gouvernement luxembourgeois et la Bourse du Luxembourg. Organisé par la BRVM et le GGGI, il a réunit les représentants d’institutions, de sociétés cotées, de sociétés de gestion et des associations professionnelles du marché financier régional.
« Bien que le marché des obligations vertes, sociales et durables dans la région UEMOA reste encore émergent, son potentiel de croissance se concrétise progressivement », a fait observer Mme Olola Vieyra, la directrice pays de l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI).
Elle a rappelé « l’émission récente de Baobab, qui a lancé en septembre 2024 sa première obligation verte, sociale et durable d’un montant de 20 milliards FCFA », une « initiative pionnière (qui) démontre l’appétence croissante des acteurs de la région pour ces instruments financiers innovants ».
En 2023, GGGI, avec le soutien du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, a lancé le Fonds fiduciaire mondial (GTF – Global Trust Fund) pour les instruments financiers durables, dénommé « Scaling up Thematic Bond Markets in Developing Countries ».
Ce programme vise à faire progresser la finance durable dans les économies émergentes en améliorant les cadres politiques, en renforçant les écosystèmes de la finance verte et les capacités des acteurs du marché.
Il soutient l’émission d’obligations thématiques par le biais d’un accompagnement politique ciblé, d’une assistance technique et de conseils. Mme Olola Vieyra a assuré que son institution espère continuer à travailler avec l’écosystème pour renforcer les émissions d’obligations thématiques au sein de l’UEMOA.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), plus de deux cent treize milliards de dollars américains doivent être mobilisés chaque année par le secteur privé pour combler le déficit de financement climatique en Afrique d’ici deux mille trente (2030).
Toujours, selon la Banque africaine de développement, l’Afrique aura besoin d’environ 1 milliard 3 cents millions de dollars par an pour répondre à ses besoins de développement durable d’ici 2030, et ainsi parvenir à une croissance verte.
« L’émission des obligations thématiques se révèle comme un outil crucial pour réaliser la croissance verte que nous désirons tous et souligne l’immense effort nécessaire et la nécessité d’une collaboration accrue et continue pour assurer le succès des initiatives de relance verte », a-t-elle poursuivi.
Maxime Dessou, le directeur du Département des finances, de l’administration et des ressources humaines, représentant le directeur général de la BRVM, M. Edoh Kossi Amenounvè, a indiqué que cette initiative conjointe vise à favoriser une croissance durable et inclusive en Afrique de l’Ouest francophone, en stimulant le développement des marchés d’obligations vertes, sociales et durables.
« Grâce à la mise en place du Fonds fiduciaire mondial pour les instruments financiers durables, notre région dispose aujourd’hui d’une formidable opportunité pour structurer un écosystème solide autour des obligations GSS (Green, Social and Sustainability bond) et ainsi mobiliser des financements pour des projets à fort impact environnemental et social », a-t-il fait savoir.
« Le développement des obligations durables est une voie prometteuse, mais on peut y parvenir, à condition d’y associer tous les acteurs : émetteurs, intermédiaires, investisseurs, régulateurs, et partenaires techniques », a-t-il insisté, ce qui justifie d’ailleurs cet atelier qui réunit cet écosystème.
« Durant ces deux jours, nous allons explorer ensemble toutes les étapes du cycle de vie d’une obligation GSS (Green, Social and Sustainability bond) : de la phase de conception à la structuration financière, en passant par l’émission, le placement et le reporting post-émission », a-t-il relevé.
AP/Sf/APA







