Bangui et les groupes armés 3R et UPC ont signé à N’Djaména des accords de paix, grâce à la médiation du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, marquant une étape clé pour la stabilité en Centrafrique.
Le gouvernement centrafricain et deux groupes armés majeurs, Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont signé ce vendredi 4 juillet à N’Djaména des accords de paix sous la médiation du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé le gouvernement tchadien dans un communiqué parvenu à APA.
Ces accords, conclus à l’issue d’un dialogue facilité par le Tchad, prévoient notamment la cessation immédiate des hostilités sur tout le territoire centrafricain, l’intégration des combattants désarmés dans des programmes de réinsertion via le processus DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) et la reconnaissance pleine de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Ils ouvrent également la voie à la participation des groupes armés à la gestion des affaires publiques dans une logique d’apaisement et de réconciliation nationale.
Un comité mixte de suivi, placé sous la coordination du Tchad, sera mis en place pour garantir l’application effective de ces engagements.
Le communiqué souligne également que les leaders des deux groupes armés, Oumar Abdel Kader alias Sembe Bobbo pour les 3R et Ali Darassa pour l’UPC, rentreront prochainement à Bangui pour participer à la mise en œuvre des accords.
Le gouvernement tchadien a salué une « avancée historique » pour la stabilité régionale et la cohésion nationale en Centrafrique, tout en réaffirmant l’engagement personnel du Maréchal Déby à accompagner le processus jusqu’à son aboutissement.
Cette initiative, qui traduit la volonté conjointe des présidents Faustin-Archange Touadéra et Mahamat Idriss Déby Itno de renforcer la paix dans la sous-région, est perçue comme un pas important vers la sortie de crise après plus d’une décennie de violences armées en République centrafricaine.
CA/ac/Sf/APA







