La Banque mondiale a annoncé mardi avoir signé avec la Tunisie un accord de financement de 430 millions de dollars destiné à appuyer la transition du pays vers une énergie plus propre et plus fiable dans le cadre d’une initiative quinquennale.
Doté d’un budget de 430 millions de dollars, dont 30 millions de financement concessionnel de la Banque mondiale, le programme quinquennal à financer vise à soutenir la Tunisie dans la mise en place d’un approvisionnement électrique durable, fiable et abordable. Il contribuera à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, à renforcer la performance de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et à améliorer la gouvernance globale du secteur, indique l’institution financière dans un communiqué publié sur son site.
Ce programme vise à renforcer la société nationale d’électricité, à promouvoir les énergies renouvelables et à améliorer la gouvernance du secteur, ajoute la Banque.
Le programme prévoit de mobiliser 2,8 milliards de dollars d’investissements privés afin d’ajouter 2,8 gigawatts de capacités solaires et éoliennes d’ici 2028. Il devrait également créer plus de 30 000 emplois dans le secteur de la construction et réduire de 23% les coûts d’approvisionnement en électricité, entre autres effets attendus.
Ce programme « renforcera la position de la Tunisie dans le domaine des énergies propres, tout en créant des opportunités économiques et en assurant la sécurité énergétique à long terme », a déclaré Alexandre Arrobbio, directeur-pays de la Banque mondiale pour la Tunisie, cité dans le communiqué.
« Ce projet illustre la solidité de notre partenariat avec la Tunisie et appuie ses objectifs de développement durable. Il s’inscrit dans la continuité de notre engagement de longue date dans le secteur énergétique tunisien et vient compléter des initiatives en cours, telles que le Projet d’intégration électrique Tunisie-Italie (ELMED), le Projet d’amélioration du secteur énergétique, ainsi que les services de conseil de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), en cohérence avec le Cadre de partenariat avec la Tunisie et les engagements du pays au titre de l’Accord de Paris. », ajoute-t-il.
« Il s’agit du premier projet à bénéficier du Cadre d’incitations financières de la Banque mondiale, un projet par ailleurs récompensé pour son envergure et ses bénéfices à long terme, en reconnaissance de son impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre », explique pour sa part Amira Klibi spécialiste senior de l’énergie a la banque mondiale et chef d’équipe du projet
AK/Sf/APA







