Neuf combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dont un commandant chargé de la protection de hauts responsables de l’organisation, ont été tués lors d’une frappe aérienne de précision menée par l’armée de l’air nigériane (NAF) dans la forêt de Sambisa, dans l’Etat de Borno (nord-est).
L’opération de la NAF contre l’ISWAP, conduite samedi à la suite de renseignements faisant état de mouvements de combattants islamistes dans la zone de la forêt Sambisa, a été confirmée dimanche à Abuja par le directeur des relations publiques et de l’information de l’état-major de la NAF, le commodore de l’air Ehimen Ejodame.
Selon le responsable militaire, un drone de reconnaissance a d’abord effectué des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) afin de suivre les déplacements d’un groupe de combattants qui se dirigeait vers une cachette présumée.
Après identification et confirmation de la cible, des aéronefs de la NAF ont procédé à une frappe de précision sur le complexe. L’évaluation des dégâts effectuée après l’opération a fait état de neuf combattants tués et de plusieurs autres blessés.
Parmi les personnes neutralisées figure Abu Khalid Al Muhajir, présenté comme un commandant important de l’ISWAP. Il était notamment chargé d’assurer des escortes de sécurité spéciales pour de hauts responsables du groupe.
Pour la NAF, sa neutralisation constitue un revers important pour l’organisation jihadiste, en raison de sa connaissance des itinéraires, du terrain et des mouvements tactiques reliant plusieurs de ses principales enclaves dans la forêt de Sambisa et ses environs.
Le communiqué de l’armée de l’air indique également que certains des combattants visés seraient liés à des éléments soupçonnés d’avoir participé à la récente embuscade contre des troupes nigérianes sur l’axe Bita-Yamtage, dans la zone de gouvernement local de Gwoza.
Le commodore Ejodame a souligné que cette opération illustrait l’importance croissante accordée par la NAF aux opérations aériennes fondées sur le renseignement. Celles-ci reposent notamment sur une surveillance continue des zones d’activité des groupes armés et sur des frappes ciblées destinées à empêcher leur regroupement.
Au-delà des pertes infligées à l’ISWAP, l’armée estime que la frappe devrait perturber les dispositifs de protection des dirigeants du groupe, les mouvements de ses combattants spécialisés ainsi que la coordination de ses activités au sein de ses différentes enclaves.
La NAF a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations aériennes de précision, en coordination avec les forces terrestres, afin de réduire les capacités opérationnelles des groupes terroristes et de renforcer la sécurité des populations dans le nord-est du Nigéria.
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