Le gouvernement nigérian a annoncé le lancement, le 27 mars 2026, de la première phase de son Guichet unique national ( National Single Window-NSW- en anglais), un projet destiné à moderniser les procédures liées au commerce.
Le porte-parole des douanes nigérianes, Abdullahi Maiwada, a confirmé mercredi au quotidien Punch que, s’agissant de la 1e phase du NSW, que « la première phase du lancement aura lieu le 27 de ce mois ».
Selon le contrôleur général des douanes, Adewale Adeniyi, ce système devrait améliorer la gestion et la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la circulation des marchandises, notamment dans le cadre des échanges transfrontaliers.
Il a souligné que le principal bénéficiaire du projet sera le Nigéria, son économie et sa population. Pour y parvenir, les autorités devront repenser les méthodes de travail afin d’accélérer les opérations de dédouanement dans les ports.
M. Adeniyi a également insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité tout en simplifiant le cadre réglementaire, afin de réduire les délais d’application des mesures essentielles.
« Il s’agit d’une véritable transformation que nous devons tous soutenir pleinement, tant au niveau des processus que de la législation et des procédures, afin d’atteindre notre objectif commun », a-t-il déclaré.
Le Guichet unique national constitue l’un des projets majeurs du gouvernement fédéral visant à numériser et harmoniser les procédures commerciales du pays. Il a été officiellement lancé le 16 avril 2024 par le président Bola Tinubu dans le but de transformer la manière dont les documents liés au commerce transfrontalier sont soumis, traités et approuvés.
Le chef de l’État avait également ordonné que la plateforme soit entièrement opérationnelle d’ici au premier trimestre 2026, un objectif régulièrement réaffirmé lors des réunions gouvernementales et à travers plusieurs directives officielles.
Interrogé sur le niveau de préparation des acteurs du secteur, Nnadi Ugochukwu, responsable de l’Association nationale des transitaires agréés par le gouvernement, a estimé que la mise en œuvre du projet restait incontournable.
« Que nous soyons prêts ou non, il s’agit d’un projet gouvernemental qui doit être appliqué. S’il est correctement mis en œuvre comme prévu, ce sera un pas dans la bonne direction », a-t-il conclu.
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