Le 26 juin occupe une place importante dans l’histoire contemporaine de l’Afrique, marquée par des événements liés à la construction de l’ordre international, aux mobilisations anti-apartheid et aux processus de décolonisation.
En 1945, à San Francisco, quatre entités africaines — l’Égypte, l’Éthiopie, le Liberia et l’Union sud-africaine — figurent parmi les signataires de la Charte des Nations Unies, acte fondateur de l’Organisation des Nations Unies. Cette participation demeure limitée dans un contexte encore largement dominé par les puissances coloniales, mais elle constitue une première présence africaine dans l’architecture institutionnelle internationale.
En 1950, en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) organise une journée de protestation et de deuil dans le cadre de la mobilisation contre les lois répressives du régime d’apartheid. Cette action s’inscrit dans la montée des formes organisées de résistance politique dans le pays.
En 1955, la Charte de la Liberté est adoptée à Kliptown lors du Congrès du Peuple, réunissant des milliers de délégués sous l’égide de l’ANC et de ses organisations alliées. Le texte devient l’un des fondements idéologiques majeurs de la lutte contre l’apartheid et influencera les futures orientations politiques de l’Afrique du Sud démocratique.
En 1960, Madagascar proclame son indépendance à Antananarivo sous la présidence de Philibert Tsiranana, mettant fin à plus de six décennies de domination coloniale française. Le même jour, le Somaliland britannique accède à la souveraineté avant de fusionner quelques jours plus tard avec la Somalie italienne pour former la République somalienne.
Sf/APA







