Le gouvernement ougandais a annoncé son intention de rapatrier 746 de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, à la suite de plusieurs mois de violences croissantes visant les migrants et de manifestations à caractère xénophobe.
S’exprimant devant la presse au cours du week-end, le ministre par intérim des Affaires étrangères, Haruna Kasolo, a indiqué que le président Yoweri Museveni avait donné instruction aux services gouvernementaux concernés de mettre en place les dispositions nécessaires pour le retour des Ougandais souhaitant regagner leur pays en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.
Selon M. Kasolo, les personnes concernées se sont déjà enregistrées en vue de leur rapatriement. Il a précisé que son ministère travaille en étroite collaboration avec les administrations compétentes, la communauté ougandaise établie en Afrique du Sud ainsi que la Haute Commission d’Ouganda à Pretoria afin de finaliser le dispositif d’évacuation.
Le gouvernement prendra en charge l’enregistrement des ressortissants concernés, leur transfert vers des centres de regroupement sécurisés, la délivrance de documents de voyage d’urgence lorsque cela sera nécessaire, ainsi que l’organisation de leur départ du territoire sud-africain.
La compagnie nationale Uganda Airlines assurera des vols spéciaux affrétés pour cette opération de rapatriement, dont les coûts seront entièrement supportés par l’État ougandais, a ajouté le ministre.
Haruna Kasolo a par ailleurs appelé tous les Ougandais désireux de rentrer au pays à s’inscrire dans les meilleurs délais auprès de la Haute Commission d’Ouganda à Pretoria.
Il a indiqué que certains ressortissants avaient déjà quitté l’Afrique du Sud par leurs propres moyens après l’expiration, le 30 juin, d’un ultimatum qui aurait été lancé par des groupes d’autodéfense.
Le ministre a également souligné que plusieurs Ougandais avaient choisi de partir volontairement à la suite de cette échéance, imposée selon certaines informations par des groupes de vigilance ciblant les ressortissants étrangers.
Le plan gouvernemental prévoit notamment l’identification et l’enregistrement des citoyens affectés dans l’ensemble des provinces sud-africaines, leur acheminement vers des centres de regroupement désignés, la délivrance de documents de voyage d’urgence lorsque nécessaire, ainsi qu’une coordination avec les autorités de l’immigration afin de faciliter leur départ.
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