Une journaliste libanaise a été tuée mercredi par une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré la trêve dont Beyrouth va demander la prolongation pour un mois lors de pourparlers prévus jeudi entre les deux pays à Washington.
Avant l’annonce du décès de la journaliste, Amal Khalil, victime mercredi par une frappe israélienne, l’agence de presse libanaise officielle, Ani, avait fait état de quatre personnes tuées par des frappes israéliennes dans l’est et le sud du pays.
Amal Khalil, 42 ans, journaliste du quotidien Al-Akhbar,qui couvrait le conflit dans la ville de al-Tiri avec une collègue, Zeinab Faraj – qui a été blessée -, a été « tuée à la suite d’une frappe aérienne » israélienne, selon la Défense civile.
Les deux journalistes s’étaient réfugiées dans une maison du village d’al-Tiri, après qu’une frappe israélienne a visé une voiture qui les précédait, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les deux occupants du véhicule, le maire de la ville voisine de Bint Jbeil, occupée par Israël, et un homme qui l’accompagnait, ont été tués, selon la même source.
Une frappe israélienne a ensuite visé la maison où s’étaient réfugiées les deux journalistes. Les secours ont évacué dans un premier temps la journaliste blessée, avant que « des tirs israéliens visent l’ambulance », selon le ministère de la Santé.
Les dirigeants libanais ont accusé jeudi Israël d’avoir perpétré un « crime de guerre » après la mort de la journaliste.
Le ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, a fait part sur X de sa « profonde tristesse » pour la mort de cette journaliste, « prise pour cible par l’armée israélienne alors qu’elle accomplissait son devoir professionnel ».
Pour sa part, le Syndicat des journalistes égyptiens a fermement condamné l’attaque menée par l’armée d’occupation israélienne dans le sud du Liban, qualifiant l’opération de « crime pleinement constitué » visant délibérément des professionnels des médias.
Dans un communiqué, le syndicat a dénoncé la mort de la correspondante de presse Amal Khalil, soulignant que « cette attaque constitue un ciblage direct et intentionnel de la presse et des journalistes ».
AK/Sf/APA







