Des déclarations controversées d’un député relancent les critiques sur le traitement des migrants subsahariens en Tunisie.
Une polémique a éclaté en Tunisie après des propos tenus le 13 avril 2026 par le député Tarek Mehdi lors d’une séance parlementaire consacrée à la migration irrégulière. L’élu de Sfax a formulé des déclarations visant des ressortissants d’Afrique subsaharienne, suscitant des réactions au sein de l’hémicycle et une diffusion rapide de l’intervention sur les réseaux sociaux, selon plusieurs médias locaux. L’incident intervient dans un contexte de durcissement du débat politique autour des flux migratoires.
Ce nouvel épisode prolonge une série de prises de position publiques depuis 2023, marquées par une rhétorique plus offensive à l’égard des migrants subsahariens. Plusieurs responsables politiques ont appelé à renforcer les mesures de contrôle et à accélérer les procédures d’éloignement, sans qu’un cadre législatif détaillé ou des mécanismes opérationnels transparents n’aient été présentés à ce stade.
La controverse met en lumière un décalage entre l’intensité du discours politique et l’absence de données publiques consolidées. Les autorités tunisiennes n’ont pas communiqué de statistiques récentes sur le nombre de migrants concernés, ni sur les signalements de violences ou les dispositifs de prise en charge. Ce déficit d’information rend difficile toute évaluation rigoureuse de la situation sur le terrain.
Sur le plan institutionnel, aucune réaction officielle détaillée n’a été rendue publique immédiatement après les propos du député. Des organisations de la société civile et des observateurs ont néanmoins dénoncé une banalisation des discours stigmatisants dans l’espace politique, appelant à un encadrement plus strict des prises de parole publiques.
Ce climat intervient alors que la Tunisie reste un point de transit clé sur les routes migratoires en Méditerranée centrale, sous surveillance accrue de ses partenaires européens. Les échanges en cours portent principalement sur le contrôle des flux et les mécanismes de retour, sans annonces récentes chiffrées ni accords nouveaux officialisés pour 2026.
Au-delà de l’incident, la séquence révèle une fragilité persistante dans la gestion du dossier migratoire. L’absence de stratégie articulée, combinée à une montée des discours polarisants, entretient un climat politique instable et complique toute réponse coordonnée à l’échelle nationale et régionale.
MK/AK/Sf/APA







