L’antenne tunisienne de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonce 1 182 rapatriements volontaires depuis janvier, dans le cadre du programme AVRR soutenu par l’Union européenne.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a annoncé, le 26 février, avoir facilité le retour volontaire de 1 182 migrants en situation irrégulière depuis le début de l’année 2026. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du programme AVRR (Aide au retour volontaire et à la réintégration), mis en œuvre avec l’appui financier de l’Union européenne.
Dans un communiqué, l’OIM-Tunisie précise avoir organisé deux vols charters les 24 et 25 février, permettant le rapatriement de 164 ressortissants guinéens et de 145 ressortissants ivoiriens vers leurs pays d’origine. L’organisation souligne que ces retours s’effectuent sur une base volontaire et incluent un accompagnement administratif ainsi qu’un appui à la réintégration.
Le dispositif AVRR constitue l’un des principaux instruments opérationnels mobilisés par l’OIM pour encadrer les retours depuis la Tunisie, pays qui demeure un point de départ majeur pour des migrants cherchant à rejoindre l’Europe par voie maritime. Malgré les mesures restrictives adoptées depuis 2021 par les autorités tunisiennes, les flux migratoires irréguliers continuent d’alimenter les routes de la Méditerranée centrale.
Selon les données officielles communiquées par l’agence onusienne, 8 853 migrants ont bénéficié d’un retour volontaire facilité par l’OIM-Tunisie en 2025. Ces chiffres illustrent l’ampleur du programme et son rôle croissant dans la gestion migratoire, alors que les enjeux humanitaires, sécuritaires et diplomatiques demeurent étroitement imbriqués.
À travers ces opérations, l’OIM met en avant une approche axée sur la protection des migrants et la réduction des traversées irrégulières à haut risque. La question des retours volontaires s’inscrit ainsi dans un cadre plus large de coopération entre Tunis et ses partenaires européens, dans un contexte régional marqué par une pression migratoire persistante et par la recherche d’équilibres entre impératifs humanitaires et contrôle des frontières.
MK/AK/Sf/APA







