La communauté musulmane du Burkina Faso a célébré, mercredi, l’Aïd el-Kébir (Tabaski) à travers de grands rassemblements de fidèles à Ouagadougou. Les prières et appels à l’unité nationale ont marqué les différentes cérémonies, dans un pays toujours confronté à une grave crise sécuritaire.
Place de la nation à Ouagadougou, des milliers de fidèles se sont réunis pour accomplir la grande prière de l’Aïd el-Kébir (Tabaski), en présence d’une délégation gouvernementale conduite notamment par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré.
Dignitaires religieux et fidèles ont formulé des prières pour le retour de la paix, le renforcement de la cohésion sociale et la prospérité du Burkina Faso, pays du Sahel confronté depuis plus d’une décennie à des attaques jihadistes ayant fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.
Du côté du mouvement sunnite, plusieurs centaines de fidèles se sont également rassemblés sur le terrain situé en face de la salle des banquets de Ouaga 2000. En l’absence de l’imam Mohamed Ishaq Kindo, la prière a été dirigée par l’imam Mahmoud Ouédraogo, en présence de membres du gouvernement.
Dans son sermon, l’imam Ouédraogo a exhorté les fidèles, et en particulier les jeunes, « à faire preuve de retenue, de responsabilité et de solidarité face au contexte difficile que traverse le pays ».
Dans un message adressé à l’ensemble des Burkinabè à l’occasion de la fête, le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a rendu hommage aux forces combattantes engagées sur les différents théâtres d’opérations, affirmant que « leur sacrifice ne sera jamais vain ». Il a également lancé un appel à « l’union sacrée » et à « une solidarité agissante » afin de venir à bout des « forces du mal ».
HO/te/Sf/APA






