Le ministère sénégalais de la Justice a demandé aux procureurs de rationaliser le recours aux mandats de dépôt afin de réduire les détentions provisoires non nécessaires et de lutter contre la surpopulation carcérale.
Dans une circulaire datée du 18 juillet 2026 et adressée aux procureurs généraux, procureurs de la République et délégués du procureur, le ministre de la Justice rappelle les précédentes directives relatives à la réduction des mandats de dépôt, à la lutte contre le surpeuplement des prisons, aux longues détentions provisoires ainsi qu’au traitement des affaires à caractère civil ou commercial.
Le garde des Sceaux souligne que ces orientations, déjà consacrées par la circulaire de politique pénale générale du 14 janvier 2019, imposent aux parquets de limiter le recours systématique à la détention provisoire afin d’éviter les incarcérations injustifiées.
Selon le ministère, l’analyse des statistiques disponibles montre que peu de parquets appliquent effectivement ces instructions, tandis que les établissements pénitentiaires demeurent confrontés à une forte surpopulation.
La circulaire estime que cette situation affecte la gestion des détenus, dégrade les conditions de détention, alourdit les dépenses de fonctionnement des prisons et compromet le respect par le Sénégal de ses engagements internationaux en matière de droits des personnes privées de liberté.
À travers cette nouvelle instruction, le ministère de la Justice réaffirme sa volonté de faire de la détention provisoire une mesure exceptionnelle et de privilégier, lorsque les conditions légales sont réunies, des alternatives à l’incarcération.
TE/Sf/APA







