La production de pétrole libyenne atteint environ 1,43 million de barils par jour, tandis que les recettes sont intégralement reversées au Trésor pour la première fois depuis plusieurs années.
Réuni à Tripoli avec le président de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), Masoud Suleiman, le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale (GUN), Abdul Hamid Dbeibah, a examiné les performances récentes du secteur pétrolier, selon des sources officielles. Les échanges ont porté sur l’évolution de la production, la gestion des revenus et les priorités opérationnelles dans un contexte marqué par une reprise progressive de l’activité énergétique.
Dans le prolongement de cette réunion, une décision financière notable a été annoncée avec le transfert intégral des recettes des ventes de pétrole du mois de février au Trésor public, pour un montant supérieur à 2 milliards de dollars (environ 1,84 milliard d’euros), sans prélèvements intermédiaires. Les autorités libyennes y voient un signal de meilleure gouvernance financière et de recentrage des flux pétroliers vers les finances publiques.
Parallèlement, la dynamique de production s’est confirmée avec un niveau d’environ 1,43 million de barils par jour, soit un sommet inédit depuis plus d’une décennie. Le maintien de ce rythme reste toutefois lié à la stabilité du réseau électrique national, élément déterminant pour la continuité des opérations d’extraction et de transport.
Dans cette continuité opérationnelle, la NOC a assuré que l’approvisionnement du marché local en carburant demeure stable, avec des volumes jugés suffisants malgré les perturbations observées sur les marchés internationaux. La remise en service de l’oléoduc d’exportation du champ de Sharara, situé dans la région de Marhan, a également été confirmée après des travaux de maintenance, permettant une reprise normale des flux.
Sur le plan international, la participation de la Libye à des forums énergétiques majeurs tels qu’EGYPES et CERAWeek a été mise en avant comme un levier d’attraction des investissements. Des accords avec des partenaires étrangers ont été évoqués, traduisant une volonté de relancer les projets dans l’amont pétrolier et de renforcer les capacités du secteur.
En clôture, Abdul Hamid Dbeibah a annoncé le lancement d’un mécanisme visant à intégrer les diplômés spécialisés dans les métiers du pétrole en fonction des besoins du secteur. Les autorités entendent ainsi consolider les compétences nationales tout en soutenant la stabilité économique dans une phase de redynamisation de l’industrie pétrolière libyenne.
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