Le maréchal Khalifa Haftar a reçu le chef de la diplomatie grecque à Benghazi pour des échanges axés sur la coopération migratoire et les projets de reconstruction.
Khalifa Haftar a accueilli samedi à Benghazi le ministre grec des Affaires étrangères, George Gerapetritis, pour une réunion consacrée au renforcement des relations bilatérales entre la Libye et la Grèce. Selon un communiqué du commandement général des forces de l’Est libyen, les discussions ont porté en priorité sur la coordination en matière de lutte contre l’immigration clandestine, ainsi que sur les perspectives de reconstruction et d’investissement dans le pays.
Cette rencontre s’inscrit dans une intensification des contacts diplomatiques entre Athènes et les autorités de l’Est libyen, dans un contexte régional marqué par la pression migratoire en Méditerranée. Le commandant en chef adjoint, Saddam Haftar, a également pris part aux échanges, soulignant l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les autorités locales.
Dans ses déclarations citées par le communiqué, George Gerapetritis a affirmé que cette visite reflète la volonté de la Grèce de consolider ses liens avec la Libye, évoquant des progrès notables dans les relations entre les deux pays. Il a mis en avant l’intérêt d’entreprises grecques spécialisées pour participer aux projets de reconstruction et d’infrastructures, ainsi que le développement de coopérations académiques, notamment avec l’université de Benghazi.
Sur le plan économique, les discussions ont également porté sur le renforcement des échanges commerciaux et la réouverture des liaisons maritimes afin de fluidifier la circulation des marchandises entre les deux rives de la Méditerranée. Cette orientation traduit une volonté de structurer des flux économiques plus réguliers dans un environnement encore marqué par l’instabilité.
Parallèlement, les deux parties ont insisté sur la nécessité d’une coordination accrue dans la gestion des flux migratoires, en mettant en avant des mécanismes conjoints visant à répondre aux enjeux sécuritaires et humanitaires. Cette coopération s’inscrit dans une approche régionale plus large impliquant plusieurs pays riverains.
Dans la continuité de cette visite, le ministre grec doit se rendre à Tripoli mercredi prochain pour rencontrer d’autres responsables libyens. Cette séquence diplomatique intervient après des consultations égypto-grecques tenues le 4 mars au Caire, au cours desquelles les deux pays ont réaffirmé leur soutien à un processus politique libyen devant aboutir à l’organisation d’élections parlementaires et présidentielle simultanées.
MK/AK/Sf/APA







