Le Syndicat des travailleurs de l’aviation du Kenya (KAWU) a annoncé le report sine die de la grève qu’il avait envisagée, à la suite d’un accord conclu avec l’Autorité aéroportuaire du Kenya (KAA) et deux compagnies aériennes.
Aux termes de l’accord signé lundi, et ayant conduit au report sine die de la grève des syndicats, des négociations entre le KAWU et les deux compagnies aériennes doivent débuter mardi, tandis que les discussions avec la KAA sont prévues à partir du 29 juillet.
Le syndicat a justifié ce report par la volonté d’éviter une perturbation du trafic aérien et des opérations dans les aéroports du pays, tout en donnant aux différentes parties une nouvelle occasion de régler leurs différends par le dialogue.
Le KAWU avait auparavant déposé un préavis de grève, prévenant que le mouvement pourrait affecter les opérations aéroportuaires à l’échelle nationale si ses revendications n’étaient pas prises en compte.
Parmi les principales doléances figurent le retrait du personnel du Service national de la jeunesse (NYS) et des Forces de défense du Kenya (KDF) déployé dans les services de lutte contre les incendies de l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA), ainsi que dans d’autres plateformes aéroportuaires.
Le syndicat réclame également la réintégration de quatre employés et dénonce des violations persistantes des conventions collectives.
Lors d’une réunion tenue une dizaine de jours auparavant, le secrétaire général du KAWU, Moss Ndiema, avait estimé que les travailleurs avaient épuisé les voies de dialogue disponibles pour parvenir à un règlement du conflit.
Selon le syndicat, plusieurs séries de discussions n’ont permis d’enregistrer aucun progrès significatif, conduisant les travailleurs à déposer un préavis de grève.
« Pendant sept jours, à compter du lundi 20, vous risquez de rencontrer des difficultés et des désagréments si vous souhaitez utiliser nos installations dans le pays », avait averti M. Ndiema.
Une éventuelle grève aurait pu perturber plusieurs maillons du secteur aérien, notamment les opérations de vol, l’assistance aux passagers, le traitement du fret et divers services aéroportuaires.
Le responsable syndical avait toutefois assuré que le KAWU ne cherchait pas à paralyser le secteur aérien, mais à obtenir le respect des engagements pris à l’égard des travailleurs.
« Nous voulons un secteur aérien performant et prospère. Mais cela ne peut se faire au détriment des droits des travailleurs. Nous ne l’accepterons pas », avait-il déclaré.
Le report de la grève ouvre ainsi une nouvelle période de négociations, dont l’issue devra permettre de déterminer si les revendications du syndicat peuvent être résolues sans recourir à un mouvement social susceptible d’affecter le trafic aérien kényan.
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