L’économie égyptienne a enregistré une croissance de 5,3 % au deuxième trimestre de l’exercice budgétaire en cours, son niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre de l’exercice 2021-2022, a annoncé mardi le Premier ministre Mostafa Madbouly.
Cette performance a été présentée lors d’une réunion tenue dans la Nouvelle capitale administrative avec les présidents des commissions permanentes de la Chambre des représentants, consacrée notamment aux perspectives économiques et au projet de budget 2026-2027.
À cette occasion, le chef du gouvernement a dévoilé un nouveau plan de protection sociale de 40 milliards de livres égyptiennes (environ 0,83 milliard de dollars), financé par les excédents budgétaires. Une partie de cette enveloppe, 15 milliards de livres égyptiennes (près de 0,31 milliard de dollars), sera dédiée à l’accélération de l’initiative nationale « Haya Karima » (Vie décente). Ce programme vise à améliorer les conditions de vie de plus de 60 millions de citoyens vivant dans les zones rurales, à travers des investissements dans les infrastructures, les services publics et le développement local.
Mostafa Madbouly a souligné que l’Égypte traverse une « période délicate » marquée par un environnement régional instable, appelant à une coordination étroite entre les pouvoirs exécutif et législatif. La réunion intervient dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient et de risques accrus de conflit élargi, susceptibles d’avoir des répercussions économiques et sécuritaires sur la région. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la résilience de l’État face à ces incertitudes.
Sur le plan budgétaire, le gouvernement prépare le projet de loi de finances pour l’exercice 2026-2027, qui devrait s’articuler autour de trois axes majeurs : consolidation de la discipline budgétaire, amélioration des indicateurs d’endettement public et renforcement des partenariats avec le secteur privé. L’exécutif cherche également à dégager davantage de marges budgétaires pour financer les programmes sociaux, le développement humain et l’amélioration du niveau de vie.
Face aux tensions régionales, l’exécutif a activé plusieurs cellules de crise afin de suivre l’évolution de la situation en temps réel. Selon le Premier ministre, des mesures ont été prises pour garantir la stabilité des réserves alimentaires stratégiques, ainsi que la sécurité des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel destinés au réseau électrique national. Les autorités surveillent également l’impact potentiel sur la navigation aérienne et la sécurité des communautés égyptiennes établies dans les pays voisins.
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