L’Assemblée nationale du Bénin a adopté, lundi, la loi n° 2026-18 portant Code de la route, marquant une étape majeure dans la modernisation de la réglementation routière du pays, a annoncé le Centre national de sécurité routière (CNSR) dans un communiqué.
Ce nouveau texte, composé de 122 articles, vient actualiser un cadre juridique qui reposait essentiellement sur un arrêté général datant de 1956, devenu inadapté aux réalités actuelles de la mobilité. Il vise notamment à renforcer la sécurité des usagers, à responsabiliser les conducteurs et à réduire les accidents mortels sur les routes béninoises.
Selon les données citées dans le communiqué du CNSR, environ 3 200 personnes perdent la vie chaque année dans des accidents de la circulation au Bénin, soit près de neuf décès par jour.
Parmi les principales innovations de cette loi figurent la qualification de 14 comportements graves en délits routiers. Il s’agit notamment de la conduite avec un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 g/l, de la conduite sous l’emprise de stupéfiants, des excès de vitesse d’au moins 50 km/h, de la conduite sans permis ou sans assurance, ainsi que du délit de fuite.
Le texte prévoit également un renforcement des contrôles et des sanctions, notamment le dépistage après un accident et le retrait immédiat du permis de conduire dans les cas les plus graves.
En matière de prévention, le port du casque pour les conducteurs et passagers de deux-roues, ainsi que le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules, sont consacrés comme des obligations. Des dispositifs de protection adaptés aux enfants sont également prévus. L’utilisation du téléphone au volant est interdite.
La nouvelle législation accorde par ailleurs une attention particulière aux usagers vulnérables, notamment les piétons, tout en renforçant la protection des personnes qui portent secours aux victimes d’accidents. Elle étend également l’immatriculation aux véhicules à moteur et introduit l’éducation routière dans les programmes scolaires et universitaires.
Le CNSR a salué une avancée majeure pour la sécurité routière au Bénin, tout en exprimant sa reconnaissance au président de l’Assemblée nationale, à la Commission des lois et à l’ensemble des députés. Il a également souligné le rôle du gouvernement, à travers le ministère du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, dans le portage du texte.
L’adoption de cette loi fait suite à un processus de concertation avec la représentation nationale, marqué notamment par un séminaire d’imprégnation des députés organisé le 20 octobre 2026 à Agoué.
Le texte doit désormais poursuivre son parcours institutionnel jusqu’à sa promulgation, avant l’élaboration et l’adoption des textes d’application nécessaires à sa mise en œuvre.
Le CNSR entend accompagner cette nouvelle étape à travers des actions de sensibilisation et de prévention auprès des usagers, dans le cadre de sa dynamique AGIR, axée sur la responsabilisation des conducteurs et l’évolution durable des comportements sur la route.
Pour le CNSR, le respect des règles de circulation constitue un levier essentiel pour préserver les vies humaines et améliorer durablement la sécurité routière au Bénin.
TE/Sf/APA





