Le Burkina Faso vise 100 000 vaches inséminées en 2026, contre une moyenne annuelle de 3 000 au cours de la décennie précédente. Le pays a réduit de 90% le coût de cette technique, dans le cadre de sa stratégie de développement de l’élevage et de renforcement de la production laitière.
Le Burkina Faso vise 100 000 vaches inséminées en 2026, contre une moyenne annuelle de 3 000 au cours de la décennie précédente. En 2025, plus de 12 200 vaches ont été inséminées, selon le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques.
Le coût de l’insémination bovine est passé de 50 000 à 5 000 francs CFA par vache en 2024. La baisse vise à faciliter l’accès des éleveurs à cette technique de reproduction.
L’insémination artificielle permet de diffuser les caractéristiques génétiques de reproducteurs sélectionnés, notamment pour améliorer la production laitière. Son efficacité dépend toutefois de l’alimentation des animaux, du suivi sanitaire et des conditions d’élevage.
Le pays a également ramené de 45 000 à 5 000 FCFA le coût de l’insémination des truies. Au total, 458 truies ont bénéficié de cette technique.
Parallèlement, le Burkina Faso a importé 710 vaches du Brésil pour renforcer son potentiel laitier. Les autorités misent aussi sur le développement de la collecte et de la transformation du lait local, notamment à travers la société d’État Faso Kosam.
La production d’aliments pour animaux figure également parmi les leviers retenus, avec Faso Guulgo, une autre société d’État.
Ces initiatives s’inscrivent dans l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. Le gouvernement entend améliorer la productivité du cheptel et réduire la dépendance aux importations de produits laitiers.
L’objectif de 100 000 inséminations constitue toutefois un défi majeur, qui nécessitera des capacités techniques suffisantes et un suivi rigoureux des gestations, des naissances et de la survie des veaux.
HO/te/Sf/APA





