Les autorités algériennes ont annoncé un renforcement du cadre réglementaire encadrant les rayonnements ionisants, tandis que le gouvernement tente parallèlement de relancer un vaste chantier de cartographie sociale destiné à mesurer les déséquilibres territoriaux qui persistent dans le pays.
Réuni sous la présidence du Premier ministre, Nadir Larbaoui, le gouvernement algérien a examiné un projet de décret exécutif consacré aux règles de sûreté des sources de rayonnements ionisants et à la radioprotection, selon un communiqué officiel. Le texte prévoit un encadrement renforcé des expositions professionnelles, médicales et publiques, ainsi qu’un contrôle accru des équipements utilisant des substances radioactives.
Cette initiative intervient dans un contexte où les questions de santé publique et de maîtrise des risques industriels prennent une importance croissante dans plusieurs pays du Maghreb. Les autorités algériennes affirment vouloir rapprocher leur dispositif des standards internationaux, même si le cadre législatif adopté en 2019 prévoyait déjà des limitations strictes des expositions aux rayonnements.
Le gouvernement insiste notamment sur la nécessité de mieux protéger les travailleurs exposés et de renforcer le suivi des installations concernées. Cette nouvelle étape réglementaire illustre également les difficultés persistantes liées à la modernisation des systèmes de contrôle sanitaire et technique dans plusieurs secteurs sensibles.
Parallèlement, l’exécutif a présenté un plan opérationnel consacré à la cartographie sociale de l’Algérie. Cette initiative met en évidence l’ampleur des déséquilibres territoriaux et sociaux accumulés depuis plusieurs années, notamment dans les régions éloignées des grands centres urbains.
Les indicateurs retenus portent sur la démographie, la santé, l’éducation, les services de base, les infrastructures de mobilité ainsi que les vulnérabilités climatiques et environnementales. Les autorités expliquent vouloir mieux cibler les politiques publiques et améliorer la répartition des ressources.
Cette démarche remet indirectement en lumière les difficultés structurelles des programmes de développement engagés dans les « zones d’ombre », régulièrement évoquées par les autorités algériennes. Malgré les annonces successives, plusieurs territoires continuent de souffrir d’un déficit d’équipements, d’un accès limité aux services essentiels et d’une faible connectivité économique.
L’accent mis sur « l’attractivité des territoires » traduit également la volonté des pouvoirs publics de réduire les écarts régionaux et les fragilités sociales dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires persistantes et une forte dépendance aux revenus énergétiques.
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