Le ministère tunisien de la Défense a réaffirmé jeudi la neutralité et l’indépendance de l’institution militaire, dans un contexte marqué par une intensification des controverses politiques et médiatiques autour du rôle de l’armée.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère tunisien de la Défense nationale a indiqué que l’armée tunisienne demeurait attachée à sa « neutralité » et à son « indépendance », évoquant une « multiplication des tentatives visant à entraîner l’institution militaire et ses responsables dans les polémiques et les surenchères ».
Cette prise de position intervient alors que le climat politique tunisien reste marqué par des tensions persistantes et une forte polarisation du débat public.
Le département a rappelé que l’armée tunisienne est « une armée républicaine fondée sur la discipline », dont la mission principale consiste à défendre « la patrie, son indépendance et l’unité du territoire ». Le communiqué insiste également sur le respect « strict » du devoir de neutralité, ainsi que des lois de l’État et des règlements militaires, un principe régulièrement mis en avant par les autorités tunisiennes depuis la révolution de 2011.
Cette mise au point traduit la volonté des autorités de maintenir l’institution militaire à l’écart des rivalités politiques internes, alors que plusieurs débats récents ont alimenté des commentaires sur le rôle des forces armées dans l’équilibre institutionnel du pays. Depuis plusieurs années, l’armée tunisienne conserve une image relativement distincte des affrontements partisans qui traversent la scène politique nationale.
Le ministère a par ailleurs réaffirmé que l’armée nationale « restera fidèle à sa doctrine militaire » et que ses membres continueront d’accomplir leurs missions « dans un esprit patriotique, avec abnégation et dévouement ». Le texte souligne que l’action des forces armées demeure exclusivement orientée vers « l’intérêt supérieur de la nation ».
Cette communication officielle intervient dans un environnement régional marqué par une sensibilité accrue autour des questions de stabilité institutionnelle et du positionnement des appareils sécuritaires et militaires dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Sahel. En Tunisie, les autorités cherchent régulièrement à préserver l’image d’une institution militaire disciplinée et éloignée des affrontements politiques internes.
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