Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé son engagement à augmenter les salaires, le salaire national minimum garanti (SNMG) et les pensions de retraite. L’annonce reste toutefois assortie de fortes précautions économiques et renvoie les prochaines mesures à partir de 2027, sans calendrier détaillé ni niveau de revalorisation.
S’exprimant au cours d’une entrevue avec des représentants de médias nationaux, diffusée lundi soir par les chaînes publiques, le chef de l’État a indiqué que les augmentations seraient appliquées progressivement afin de préserver les équilibres économiques. Il a surtout insisté sur la nécessité d’éviter une expansion de la masse monétaire susceptible d’alimenter l’inflation et, par conséquent, d’annuler les effets attendus sur le pouvoir d’achat.
M. Tebboune a rappelé que le SNMG avait déjà fait l’objet de deux revalorisations et estimé qu’il avait atteint un niveau «acceptable». Une nouvelle hausse est annoncée, mais sa concrétisation dépendra de la capacité des autorités à «maîtriser l’injection d’argent dans l’économie nationale».
«Je m’engage à le faire à partir de 2027», a-t-il déclaré, reportant ainsi les effets de cette promesse pour les ménages.
Le président a également évoqué les mesures sociales engagées depuis 2019, notamment l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les salaires allant jusqu’à 30 000 dinars, une hausse cumulée de 47% des salaires, ainsi que deux revalorisations des pensions de retraite. Ces rappels interviennent cependant sans annonce immédiate susceptible d’améliorer rapidement les revenus.
D’autres dossiers sociaux demeurent également en attente. La revalorisation des bourses des étudiants, notamment, reste subordonnée à «l’amélioration des performances économiques». Le chef de l’État a parallèlement assuré que les pouvoirs publics poursuivaient la lutte contre «l’argent sale», tout en cherchant à relever progressivement les revenus des citoyens.
La stratégie présidentielle repose désormais sur une amélioration de la production nationale et une réduction des importations de certains produits stratégiques. Les recettes supplémentaires ainsi espérées devraient ensuite être répercutées sur les revenus. Une perspective encore incertaine, puisque les augmentations promises restent dépendantes de résultats économiques futurs plutôt que d’engagements budgétaires immédiatement définis.
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