Le Sénégal a procédé, jeudi à Dakar, à la signature de la nouvelle Convention nationale État–employeurs privés (CNEE), marquant une étape importante dans le partenariat entre les pouvoirs publics et le secteur privé.
Au Sénégal, une nouvelle Convention nationale État–employeurs privés (CNEE) a été paraphé par les ministres des Finances et du Budget, Cheikh Diba, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndieck Sarré, ainsi que de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, en présence des organisations patronales.
Initialement signée en 1987 et révisée pour la dernière fois en 2000, la CNEE fait ainsi l’objet d’une nouvelle actualisation, 26 ans après. Elle est également cosignée par les principales organisations patronales du pays, notamment le Conseil national du patronat (CNP), la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) et le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS).
Inscrite dans le cadre de l’Agenda de transformation Sénégal 2050, cette convention ambitionne de renforcer l’insertion des jeunes sur le marché du travail, à travers des dispositifs de stages et d’apprentissage. Portée par le programme « And Yombal Xëy », elle vise à simplifier les procédures administratives et à inciter davantage les entreprises à recruter, avec pour objectif de bénéficier à des milliers de jeunes.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a souligné que « cette deuxième génération d’accords » traduit la volonté conjointe de l’État et du patronat de consolider leur engagement en faveur de l’emploi, dans un contexte marqué par de profondes mutations économiques et une forte pression démographique.
Selon lui, la création d’emplois demeure un défi majeur pour le Sénégal, nécessitant une accélération des réformes structurelles, un soutien accru à l’investissement productif et un renforcement de la compétitivité des entreprises.
Il a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à la qualité des emplois créés, en mettant en avant la promotion du travail décent, notamment à travers le Programme pays pour la promotion du travail décent (PPTD 2025-2029).
Évoquant les réformes en cours, M. Boucal a salué l’adoption récente des projets de Code du travail et de Code de sécurité sociale en Conseil des ministres, qu’il considère comme des leviers essentiels pour moderniser le cadre juridique et renforcer la justice sociale.
Enfin, il a rappelé que la signature de cette convention ne constitue qu’un point de départ, appelant à une mise en œuvre rigoureuse afin d’obtenir des résultats concrets en matière d’emploi, d’amélioration des conditions de travail et de protection sociale.
TE/Sf/APA







