Le bilan des assurés a permis de faire le point sur la mise en œuvre des prestations de la Couverture maladie universelle (CMU) dans les établissements publics, trois mois après l’entrée en vigueur de la mesure d’ouverture des droits aux assurés du secteur informel.
La Direction générale de la Couverture maladie universelle (DGCMU) a réuni, le 14 août 2025, les responsables des Districts et des établissements sanitaires d’Abidjan 1 et 2 à l’Institut national de la santé publique (INSP) d’Adjamé, dans le cadre du bilan des prestations.
Présidée par le Dr Soltié A. Coulibaly-Koné, directrice de cabinet adjointe du ministère de la Santé, cette rencontre a réuni les Directeurs régionaux et départementaux de la santé (DRS et DDS), les médecins-chefs des hôpitaux publics, municipaux et des Centres de santé urbains (CSU) des deux Districts sanitaires d’Abidjan.

Deux présentations ont permis de faire un état des lieux des avancées des droits des assurés du secteur informel. La première, assurée par Dr Barbara Mélèdje, pharmacienne et responsable des prestations médicaments à la DGCMU, a porté sur la restitution des résultats d’une mission de suivi à Abidjan.
La seconde, présentée par Dr Yeman Adingra, médecin et point focal prestations à la DGCMU, a fait le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des prestations de la CMU dans les Pôles régionaux d’excellence santé (PRES), avec un focus particulier sur les Districts sanitaires d’Abidjan 1 et 2.
L’objectif de cette rencontre était également d’identifier les bonnes pratiques, de relever les défis persistants et d’harmoniser les stratégies pour renforcer la mise en œuvre de la CMU dans les mois à venir. L’accès gratuit aux soins pour le secteur informel, prévu du 1er mai au 31 août 2025 évolue bien.
Depuis le 1er mai 2025 jusqu’au 31 août 2025, les travailleurs enrôlés à la Couverture maladie universelle (CMU), et issus du secteur informel, peuvent bénéficier des soins médicaux et des médicaments pris en charge par le dispositif, sans verser de cotisation.
Cette mesure exceptionnelle décidée par le gouvernement ivoirien vise notamment à faciliter l’accès aux soins pour des millions d’Ivoiriens, souvent en marge des dispositifs classiques de la protection sociale.

Environ 13 millions de personnes sont concernées par cette mesure, principalement les primo-assurés. Pour elles, 70% des frais médicaux seront pris en charge par l’État dans les établissements de santé publics conventionnés.
Le ticket modérateur de 30% reste à la charge des bénéficiaires. Toutefois, dans les centres de santé ruraux, la gratuité est totale : consultations, soins infirmiers et médicaments de base sont pris en charge à 100%.
La Direction générale de la Couverture maladie universelle réaffirme ainsi son engagement à poursuivre ses actions pour garantir à tous les résidents de Côte d’Ivoire un accès équitable aux soins de santé et médicaments de qualité à moindre coût.
AP/Sf/APA





