Lors d’une conférence de presse tenue jeudi soir au Complexe Mohammed VI de football à Salé (près de Rabat), le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe a prôné la patience en attendant le verdict du Tribunal arbitral des sports ( TAS).
Le dirigeant sud-africain et président de la CAF, Patrice Motsepe a inscrit sa visite au Maroc dans la continuité de son déplacement effectué la veille au Sénégal, affirmant une volonté claire de rapprochement entre les différentes fédérations du continent africain.
En conférence de presse, il a évoqué les tensions liées aux incidents de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 disputée le 18 janvier au Royaume.
« La raison de ma visite au Sénégal était claire et celle de ma visite au Maroc s’inscrit dans cette continuité. Le message que j’ai adressé au président de la Fédération sénégalaise et tous les représentants est celui que je suis totalement investi à travailler avec toutes les entités sénégalaises pour développer le football du pays, mais aussi du continent africain et c’est le même message que je suis venu transmettre au Maroc », a-t-il déclaré à l’entame de cette rencontre avec les médias.
Tout en reconnaissant que certains dysfonctionnements ont marqué cette finale de la CAN, le patron de la CAF qui avait à ses côtés le président de la Fédération royale marocaine de football, Faouzi Lekjaa a prôné la patience dans l’attente du verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS). Une décision qu’il, dit-il , va respecter.
Le président de la CAF n’a pas toutefois caché son exaspération face aux interrogations répétées et aux questions posées par les journalistes concernant cette finale. Il a affirmé être lassé de devoir répondre aux mêmes questions sur les incidents survenus lors de ce match. Le Sudafricain a reconnu que malgré les controverses, cette édition de la CAN reste l’une des plus réussies jamais organisées, si l’on se réfère aux standards de la confédération.
le Maroc a organisé «la plus belle Coupe d’Afrique des N’tions», dira-t-il. Une organisation qu’il a jugée exemplaire, tant sur le plan logistique que sur ceux de l’accueil et des infrastructures.
« Je veux m’assurer que nous travaillons tous ensemble et affrontons les défis, notamment celui de la finale de la CAN 2025 qui m’a profondément déçu. Cette affaire est désormais entre les mains du TAS et je suis fatigué de me justifier et d’expliquer les incidents qui se sont passés », a-t-il souligné .
Motsepe se dit confiant quant à l’issue de la procédure, espérant que la décision contribuera à apaiser les tensions et à renforcer l’unité entre les nations africaines.
«Je suis fier que le Maroc n’ait pas répondu aux provocations et aux accusations, d’où qu’elles viennent. Nous devons respecter les lois et les règlements», a-t-il déclaré, mettant en avant l’importance du fair-play et du respect des instances.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de regarder vers l’avenir, notant que la polémique doit être mise de côté en attendant la décision juridique, afin de ne pas freiner la dynamique du football africain.
Il appelle ainsi les fédérations du continent à se concentrer sur les prochaines échéances internationales, notamment la Coupe du monde de la FIFA, avec l’objectif pour l’Afrique de renforcer sa place parmi les grandes puissances du football mondial.
Patrice Motsepe a, d’autre part, salué ses échanges avec Fouzi Lekjaa, parlant d’une rencontre constructive.
« J’ai eu un rendez-vous très fructueux avec Fouzi Lekjaa ce matin et j’aimerais que le message d’unité soit également transmis pour la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis, Canada et Mexique », a-t-il dit.
Insistant par ailleurs sur les liens historiques entre le Maroc et le Sénégal, il a appelé à dépasser les différends: « Peu importe la décision du TAS, nous allons la respecter et passer au-dessus. Il y a une histoire d’amitié de longue date entre le Maroc et le Sénégal et il faut utiliser le football pour continuer à s’unir », a-t-il encore affirmé .
En ce qui concerne les accusations récurrentes visant l’arbitrage africain, le président de la CAF a dit : « Depuis que j’ai pris mes fonctions de président de la CAF, j’ai fait face à de nombreuses accusations de corruption d’arbitrage, mais nous avons tout fait pour offrir les meilleures conditions pour les meilleurs arbitres africains. Nous ne sommes pas toujours d’accord avec leurs décisions, mais ce sont des êtres humains, ils ont le droit à l’erreur, à nous d’être plus indulgents ».
AK/Sf/APA







