L’Egypte a condamné fermement les attaques récurrentes contre les convois d’aide humanitaire et les installations médicales au Soudan, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié dimanche 8 février.
« L’Egypte a condamné notamment la plus récente de ces agressions : une attaque au drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’Etat du Nord-Kordofan. Celle-ci a coûté la vie à un travailleur humanitaire, blessé plusieurs autres et détruit des denrées alimentaires destinées aux familles déplacées », note le communiqué.
Un incident similaire, survenu dans la même région, a entraîné la mort de 24 civils, illustrant une escalade périlleuse dans le ciblage des corridors humanitaires et l’obstruction délibérée des secours.
L’Egypte dénonce également l’agression d’une structure de santé dans la région du Kordofan, qui a fait des dizaines de victimes, dont des membres du personnel soignant, poursuit le communiqué.
« Ces actes constituent une violation flagrante des dispositions du droit international humanitaire, lequel garantit une protection absolue aux civils ainsi qu’aux infrastructures et personnels médicaux, dont le ciblage est formellement proscrit, quel qu’en soit le prétexte », dénonce le ministère égyptien.
L’Egypte souligne que la récurrence de ces exactions aggrave la catastrophe humanitaire sans précédent au Soudan, marquée par des déplacements de population massifs et une insécurité alimentaire croissante.
« Il est impératif de garantir un accès humanitaire sûr et sans entraves au peuple soudanais frère, condition sine qua non pour alléger ses souffrances, favoriser la désescalade et rétablir la stabilité dans le pays », souligne le communiqué
Depuis le début du conflit en avril 2023, l’insécurité alimentaire frappe désormais plus de 21 millions de Soudanais.
Dans la région du Kordofan, les violences ont poussé des centaines de milliers d’habitants au seuil de la famine et provoqué le déplacement de 88 000 personnes en à peine trois mois, selon l’ONU.
Avec des dizaines de milliers de victimes et 11 millions de déplacés, cette guerre a engendré ce que les Nations Unies considèrent comme la crise humanitaire la plus grave de la planète.
AK/Sf/APA







