C’est une annonce qui consacre la montée en puissance de l’expertise ivoirienne à l’échelle internationale. Pour la Coupe du monde de football 2026, les États-Unis ont décidé de faire appel au savoir-faire de la Côte d’Ivoire dans leur dispositif sécuritaire.
Entre renseignement stratégique et lutte contre la cybercriminalité, Abidjan devient un allié clé du Federal Bureau of Investigation (FBI), pour sécuriser la Coupe du monde de football, un événement planétaire.
Le football ne sera pas le seul terrain où la Côte d’Ivoire brillera en 2026. Selon des sources proches du dossier, l’administration américaine a officiellement validé la participation des services de sécurité ivoiriens à la sécurisation du prochain mondial.
Le mondial 2026 est coorganisé par les USA avec le Canada et le Mexique. Cette décision, coordonnée directement avec le Federal Bureau of Investigation (FBI), souligne la reconnaissance du savoir-faire d’Abidjan en matière de renseignement et de cyber sécurité.

Le CROAT en première ligne
Au cœur de ce partenariat stratégique se trouve le Centre de renseignement opérationnel anti-terroriste (CROAT). Rattachée au ministère ivoirien de la Défense, cette unité d’élite s’est imposée par sa maîtrise de l’intelligence artificielle et de l’analyse de données massives.
Pour piloter cette collaboration technique, le choix des autorités s’est porté sur le général Ousmane Yéo, désigné point focal auprès du FBI. Officier aguerri, il est reconnu pour sa capacité à diriger des opérations sensibles dans des contextes internationaux complexes.
Sa nomination marque une étape décisive dans les protocoles de coopération avec les agences américaines. Cette sollicitation de la Maison-Blanche couronne des années de réformes structurelles menées sous l’égide de Téné Birahima Ouattara, ministre d’État, ministre de la Défense.
La modernisation de l’appareil sécuritaire ivoirien repose sur un triptyque précis : la technologie avec l’Autorité nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour la protection des infrastructures numériques.
Elle repose également sur la professionnalisation, marquée par une montée en compétence des unités spéciales de la gendarmerie et de la police nationale, ainsi que l’interopérabilité, qui affiche une capacité accrue des services à travailler de concert avec des puissances étrangères.

Un signal diplomatique fort
Selon les sources proches du dossier, le choix d’impliquer Abidjan repose sur des critères techniques stricts. Les autorités américaines ont privilégié des partenaires disposant de capacités avancées en matière d’analyse du renseignement, d’interopérabilité entre services et de protection des systèmes numériques.
Au-delà de l’aspect technique, cette alliance est un symbole diplomatique majeur. « La participation ivoirienne au dispositif sécuritaire du Mondial 2026 reflète la confiance des partenaires internationaux envers la stabilité institutionnelle de la Côte d’Ivoire », analysent plusieurs experts.
En 2026, le drapeau ivoirien ne flottera pas seulement dans les tribunes des stades nord-américains. Il sera présent, dans l’ombre, au sein des centres de commandement les plus sophistiqués, garantissant la fluidité et la sécurité de l’un des événements les plus suivis au monde.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte de modernisation progressive de l’appareil sécuritaire ivoirien, engagé ces dernières années sous l’impulsion du vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
AP/Sf/APA







