La résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU s’impose comme un verdict politique sans précédent et une véritable feuille de route destiné à clore définitivement le règlement du différend régional autour du Sahara marocain, a affirmé l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale.
La résolution du Conseil de Sécurité a marqué « un tournant historique et irréversible » dans le dossier du Sahara, a dit l’ambassadeur Omar Hilale.
« Cette résolution n’est pas une résolution de plus. C’est un verdict politique sans précédent. C’est une feuille de route pour clore définitivement ce différend », a souligné M. Hilale qui intervenait mardi lors de la session ordinaire du Comité des 24 de l’ONU, qui se tient du 15 au 26 juin à New York.
Pour le diplomate marocain, le Conseil de sécurité « a dit le droit » en traitant la question du Sahara sous le prisme exclusif du Chapitre VI de la Charte des Nations Unies, celui du règlement pacifique des différends et du maintien de la paix et de la sécurité internationales, et non sous celui de la décolonisation.
Il a rappelé que l’article 12 de la Charte des Nations Unies « a été expressément rédigé afin d’éviter » la duplication institutionnelle à laquelle continue de se livrer le Comité en examinant une question qui relève de la compétence exclusive du Conseil de sécurité.
L’ambassadeur a relevé qu’au moment où l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, vient d’achever sa tournée régionale par une visite à Alger et dans les camps de Tindouf, le C24 « s’embourbe dans sa routine » en continuant à examiner cette question selon « des paramètres révolus », loin de la nouvelle dynamique positive portée par la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité.
« C’est là tout l’anachronisme de l’exercice auquel ce Comité continue de se livrer » , a fait noter Hilale rappelant que le processus de décolonisation du Sahara s’est achevé avec son retour irréversible à sa mère patrie, le Royaume du Maroc, en 1975.
Le diplomate marocain a déploré que le Comité continue d’aborder la question du Sahara marocain selon une approche répétitive fondée sur les mêmes arguments, les mêmes résolutions, les mêmes postures idéologiques et le même déni de l’évolution diplomatico-politique de cette question.
Il souligne que ce « rituel stérile » n’a permis aucun avancement dans le règlement de ce différend régional, mais a consacré l’immobilisme et servi les intérêts de ceux qui préfèrent l’impasse à la solution, et le statu quo au dénouement.
Le responsable marocain a rappelé que le Sahara marocain n’est pas un territoire figé dans l’attente d’un improbable statut, mais des provinces du Royaume vivant en plein essor socio-économique et bénéficiant d’une dynamique de développement remarquable, portée par la Vision du Roi Mohammed VI.
AK/Sf/APA







