Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’est de la République démocratique du Congo, les Casques bleus de la MONUSCO multiplient les efforts pour protéger les populations civiles, notamment les agriculteurs et les élèves, dans la province de l’Ituri.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les Casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) s’emploient à sécuriser les champs agricoles et les établissements scolaires menacés par les groupes armés actifs en Ituri.
« L’accès humanitaire reste un défi majeur au Sud-Kivu, en particulier dans le territoire de Fizi, où la fermeture de routes essentielles en raison de l’insécurité a perturbé les opérations, notamment l’acheminement de fournitures médicales pour lutter contre le choléra », a expliqué le porte-parole du Secrétaire général.
« Nous condamnons fermement les attaques contre les civils et les menaces contre les travailleurs humanitaires. Nous exhortons toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment la protection des civils et des infrastructures civiles, et à faciliter un accès humanitaire sûr, durable et sans entrave », a dit M. Dujarric.
Depuis le lancement de l’opération, fin octobre 2025, plus de 200 patrouilles ont été déployées. Elles ont permis de protéger près de 18 000 personnes et de sécuriser la récolte et le transport de plus de 17 000 tonnes de produits alimentaires, notamment le manioc, le maïs, les pommes de terre, les bananes et les ananas.
Parallèlement, la mission a lancé l’opération « École sécurisée », visant à créer un environnement protecteur pour environ 11 500 élèves dans des zones ciblées de la province de l’Ituri. Des patrouilles ont été mises en place autour des écoles afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel et de maintenir les établissements ouverts et fonctionnels.
Le 26 janvier 2025, Goma, capitale du Nord-Kivu, tombait aux mains du groupe armé M23 à l’issue d’une offensive éclair. Quelques semaines plus tard, Bukavu, dans le Sud-Kivu, passait également sous contrôle rebelle, malgré les accords de Washington signés en décembre 2025 pour tenter de mettre fin au conflit.
La semaine dernière, dans la ville de Baraka, des individus armés ont pénétré dans les locaux de certains des partenaires humanitaires des Nations Unies, menaçant le personnel et tentant de réquisitionner du matériel humanitaire.
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