Le commandement américain en Afrique souligne que la réunification militaire constitue un levier central pour stabiliser durablement la Libye.
Le commandant adjoint d’AFRICOM, le général John W. Brennan, a affirmé que l’unité des institutions militaires libyennes reste déterminante pour la stabilité du pays, lors d’une intervention en marge du Sommet des forces terrestres africaines (ALFS 26) tenu à Rome, selon des propos rapportés par l’agence italienne Nova. Cette déclaration intervient alors que plusieurs initiatives internationales visent à rapprocher les forces rivales en Libye.
Les États-Unis soutiennent notamment un processus visant à unifier les forces affiliées au maréchal Khalifa Haftar et celles rattachées au Gouvernement d’union nationale ( GUN). Des exercices conjoints prévus dans la région de Syrte sont présentés comme une étape concrète dans cette dynamique.
« Nous avons réalisé des progrès significatifs, même si beaucoup reste à faire », a indiqué Brennan, évoquant une coopération appelée à se renforcer.
Cette démarche s’inscrit dans une coordination plus large entre Washington et plusieurs partenaires internationaux, dont la Türkye, la France et le Royaume-Uni. L’objectif consiste à accompagner l’unification progressive des différentes composantes militaires libyennes, incluant les forces terrestres, navales et aériennes, dans un processus engagé depuis près de deux ans selon AFRICOM.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, la réunification militaire apparaît comme un préalable à la consolidation des institutions étatiques et à la relance économique du pays. La fragmentation des forces armées a longtemps pesé sur la stabilité politique et freiné les investissements, notamment dans le secteur énergétique, pilier de l’économie libyenne.
Le sommet de Rome, qui a réuni une quarantaine de pays et plus de 300 responsables militaires et sécuritaires, illustre l’attention soutenue portée par les acteurs internationaux à la situation libyenne. Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération sécuritaire en Afrique, avec un accent particulier sur les zones de fragilité institutionnelle.
Dans ce cadre, la Libye demeure un enjeu stratégique pour la stabilité régionale en Afrique du Nord et au Sahel. Les efforts en cours pour unifier ses structures militaires sont perçus comme une étape clé vers un apaisement durable et une meilleure intégration du pays dans les dynamiques économiques régionales.
MK/AK/Sf/APA







