Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a réaffirmé le rejet de son pays de toute atteinte à l’unité du Soudan lors d’un échange avec Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines.
Lors d’un appel téléphonique entre Badr Abdelatty et Massad Boulos vendredi 27 février , le ministre égyptien a plaidé pour un soutien international accru et coordonné en parallèle avec les « efforts soutenus dans le cadre du Quad international », selon un communiqué diffusé sur la page officiel du ministère.
Tout en soulignant la nécessité de préserver la souveraineté de l’Etat soudanais et de soutenir ses institutions nationales, le ministre égyptien des Affaires étrangères affirme qu’ « il est impératif de poursuivre les efforts soutenus dans le cadre du Quad international (ndlr : Etats-Unis, Egypte, Arabie saoudite, Emirats arabes unis) ».
Il a également exprimé son souhait de maintenir la coopération et la coordination avec les Etats-Unis, afin de favoriser l’apaisement et d’instaurer un climat propice à la reprise d’un processus politique global au Soudan, ajoute la même source.
Lors de cet échange, M. Abdelatty a passé en revue des démarches entreprises par l’Egypte, aux niveaux régional et international, pour soutenir le Soudan, rappelant que l’Egypte a présidé la session ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine consacrée aux développements au Soudan.
Abdelatty a également évoqué la visite au Caire, le 28 février, du premier ministre soudanais, Kamel Idriss, soulignant que ce déplacement témoigne de l’élan croissant des consultations politiques de haut niveau entre l’Egypte et le Soudan.
Il a souligné l’importance de « soutenir les institutions étatiques soudanaises, de préserver l’unité et l’intégrité territoriale du pays, tout en réaffirmant le soutien aux droits hydriques des deux nations », note le communiqué.
Depuis avril 2023, le conflit oppose l’armée régulière soudanaise aux Forces de soutien rapide ( FSR), dévastant le Soudan. En près de trois ans, les combats ont fait des dizaines de milliers de victimes et déraciné plus de 11 millions de personnes.
AK/Sf/APA







