À l’approche des élections législatives prévues le 2 juillet 2026, les formations politiques algériennes accélèrent la finalisation de leurs listes et la collecte des parrainages, selon les indications de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie).
Cette phase préparatoire, censée structurer l’offre politique, se déroule toutefois dans un climat marqué par des contestations récurrentes liées aux conditions d’organisation du scrutin.
Dans ce cadre, plusieurs partis, dont le Parti des travailleurs, Jil Jadid et le RCD, font état d’irrégularités dans différentes wilayas. Ils évoquent notamment des retards dans la distribution des formulaires nécessaires à la collecte des signatures de parrainage, un accès limité aux administrations communales et l’absence de calendrier opérationnel clair.
Le Parti des travailleurs signale un décalage d’environ une semaine dans la mise à disposition des documents, un élément qui réduit mécaniquement le temps accordé à la constitution des dossiers de candidature.
Ces difficultés administratives ont conduit à des démarches concertées entre formations politiques, certaines envisageant une demande commune de prolongation des délais de dépôt, fixés à la mi-mai.
Parallèlement, plusieurs recours ont été adressés à l’Anie afin d’obtenir une intervention directe dans les communes où des blocages sont signalés, notamment lorsque les services locaux refusent de valider des formulaires en l’absence d’instructions explicites. L’absence de données consolidées sur l’ampleur de ces incidents empêche toutefois d’en mesurer précisément l’impact à l’échelle nationale.
Au-delà des aspects techniques, la question de l’accès aux médias réapparaît dans les revendications partisanes. Certaines formations dénoncent un déséquilibre dans la couverture de leurs activités, un facteur susceptible d’influencer la visibilité des candidats. Là encore, aucune publication officielle détaillée ne permet d’évaluer la répartition effective du temps d’antenne ou des espaces médiatiques entre les différents acteurs.
Malgré ces réserves, les principaux partis intensifient leurs déplacements sur le terrain. Le RND, le FFS, le FLN et le TAJ appellent à une participation élevée, mettant en avant la nécessité de renforcer les institutions et de relancer l’engagement politique.
Cette mobilisation contraste toutefois avec un contexte où les conditions d’organisation du scrutin continuent de susciter des interrogations, laissant en suspens la capacité du processus électoral à instaurer une compétition pleinement équilibrée.
MK/AK/Sf/APA







