« African Lion », le plus grand exercice multinational interarmées du continent africain, réaffirme l’engagement commun des États-Unis et du Maroc en faveur de la sécurité et de la stabilité régionales, a déclaré le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth.
« Aujourd’hui, ´African Lion’ est à sa 22e édition. Je tiens à adresser des remerciements particuliers à notre hôte, le Royaume du Maroc, pour son engagement exceptionnel et durable envers cet exercice », a affirmé, par visioconférence, le secrétaire américain à la Guerre, à l’occasion d’une cérémonie tenue jeudi au siège de l’État-major de la Zone Sud à Agadir, en l’honneur des pays participant à cette 22e édition.
Selon Pete Hegseth, African Lion contribue à améliorer l’interopérabilité et à renforcer la capacité des forces participantes à relever ensemble les défis sécuritaires, tout en contribuant à l’élimination des sanctuaires terroristes.
Le responsable américain a souligné que les menaces évoluent rapidement et que les forces partenaires doivent constamment innover pour conserver l’avantage opérationnel.
« ´African Lion’ est bien plus qu’un simple exercice d’entraînement : c’est une plateforme d’innovation qui nous permet d’explorer collectivement de nouvelles solutions et technologies qui renforcent notre efficacité opérationnelle sur le champ de bataille », a-t-il ajouté.
Il a précisé que l’édition 2026 s’inscrit dans cette dynamique d’innovation, en intégrant notamment l’intelligence artificielle, la robotique et les technologies numériques de nouvelle génération dans des scénarios multi-domaines en conditions réelles.
« Le message d’´African Lion’ 2026 est clair pour ceux qui cherchent à déstabiliser ce continent : notre détermination commune est inébranlable, nos capacités ne cessent de croître et nous sommes prêts à défendre nos intérêts communs », a-t-il insisté.
De son côté, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant la Zone Sud, a réaffirmé la détermination du Maroc à consolider les acquis de cet exercice afin d’en faire un cadre permanent de renforcement de la préparation opérationnelle, du partenariat militaire et de la coopération multinationale.
Il a souligné que cet exercice contribue à développer l’esprit de coordination face aux défis sécuritaires actuels et futurs dans les espaces africain, méditerranéen et atlantique.
Le général a également rappelé que l’année 2027 marquera le 250e anniversaire des relations diplomatiques entre le Maroc et les États-Unis, donnant une portée symbolique particulière à la prochaine édition de l’exercice.
Le général Dagvin Anderson, commandant de l’US Africa Command (AFRICOM), a pour sa part indiqué que « African Lion » constitue un exercice interarmées, multi-domaines et multinational de référence en Afrique. Il a affirmé qu’il envoie un message clair : l’engagement commun pour une Afrique sûre et prospère est « une force unifiée et prête à agir ».
Lancé officiellement le 27 avril à Agadir, l’exercice « African Lion 2026 » se poursuit jusqu’au 8 mai sur plusieurs sites, notamment Benguérir, Agadir, Tan-Tan, Taroudant, Dakhla et Tifnit.
Organisé conjointement par le Maroc et les États-Unis, cet entraînement vise à renforcer l’interopérabilité, la gestion des crises et la coopération sécuritaire dans un contexte régional marqué par des enjeux stratégiques multiples.
Organisé chaque année au Maroc depuis plus de vingt ans, « African Lion » rassemble plusieurs contingents étrangers autour d’exercices terrestres, aériens et navals.
AK/te/Sf/APA







