Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté, mercredi, deux décrets portant nomination des membres et du président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina), une institution panafricaine à vocation scientifique, idéologique et culturelle.
Parmi les douze personnalités désignées au Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina)figurent deux figures emblématiques du panafricanisme contemporain : la franco-camerounaise Nathalie Yamb et le philosophe camerounais Franklin Nathan Nyamsi.
La nomination de Nathalie Yamb, experte en ressources humaines et communication, connue pour ses prises de position tranchées en faveur de la souveraineté africaine et ses critiques régulières des politiques occidentales sur le continent, revêt une forte charge symbolique. Militante panafricaniste dont la voix résonne bien au-delà des frontières du Sahel, elle rejoint ainsi officiellement l’architecture institutionnelle du Burkina Faso en transition.
Franklin Nathan Nyamsi, professeur agrégé de philosophie et intellectuel engagé, complète ce duo de personnalités diasporiques au profil résolument panafricaniste. Ses travaux et interventions publiques, souvent centrés sur la décolonisation des esprits et la refondation politique africaine, s’inscrivent en parfaite cohérence avec les ambitions affichées de l’IPN-Farafina.
L’enseignant-chercheur Claude Aimé Tassembedo a, quant à lui, été désigné Président du Conseil d’orientation de l’institution. Il est entouré de dix autres membres désignés, parmi lesquels les sociologues, journalistes, consultants et cadres de l’administration burkinabè : Sié De Bindouté Da (sociologue), Sogoyou Kokou Keguéwé (journaliste), Abdoul Niang (journaliste), Serge Bayala (consultant), Boukary Nébié (enseignant-chercheur), Eric Wilfrid Yirim Zouré (conseiller des affaires économiques), Wendlarima Hyacinthe Ouédraogo (enseignant-chercheur), San Simon Coulibaly (conseiller des affaires étrangères) et Zakaria Koumaré (administrateur des services financiers).
Ces nominations illustrent la volonté des autorités de la transition burkinabè de donner à l’IPN-Farafina une assise intellectuelle et militante à la hauteur de ses ambitions continentales, en mobilisant des compétences tant nationales qu’issues de la diaspora africaine.
Ressuscitée dans l’esprit des idéaux du Président Thomas Sankara, l’IPN-Farafina se positionne comme un outil stratégique au service de la renaissance culturelle, de la souveraineté et du rayonnement des peuples noirs à l’échelle mondiale.
L’institution, dont le Conseil d’orientation comprend des membres désignés, des membres adhérents et des membres observateurs, entend incarner une réponse africaine aux défis identitaires et géopolitiques du continent.
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