Le marché sénégalais de la Tabaski commence à se remplir progressivement.
À quelques jours de la fête musulmane de l’Aïd el-Kébir, les autorités sénégalaises assurent que l’approvisionnement en moutons évolue dans des conditions satisfaisantes, avec plus de 390 000 têtes déjà disponibles à travers les foirails et points de vente du pays.
S’exprimant vendredi un conseil interministériel consacré à la préparation de la Tabaski, le directeur de l’Élevage, Mamadou Diagne, a révélé qu’au 6 mai 2026, le Sénégal comptait exactement 390 350 moutons disponibles sur le marché national.
« À la même période en 2025, nous étions à 393 135 moutons. Les chiffres restent donc globalement stables », a-t-il indiqué lors de la rencontre tenue au Building administratif Mamadou Dia.
Selon lui, ce niveau d’approvisionnement couvre déjà 43,37 % des besoins nationaux, estimés cette année à environ 900 000 moutons pour la célébration de l’Aïd el-Kébir.
Le directeur de l’Élevage a surtout insisté sur la hausse significative des importations.
Au total, 163 067 moutons ont été importés au 6 mai 2026, contre 117 742 à la même date l’année dernière, soit près de 45 000 têtes supplémentaires.
Le Mali a fourni 39 405 moutons via les postes frontaliers de Kidira et Moussala, représentant un peu plus de 24 % des importations.
Mais la Mauritanie demeure de loin le principal partenaire du Sénégal dans l’approvisionnement en bétail, avec 123 662 moutons introduits sur le territoire national, soit plus des trois quarts des importations.
La région de Saint-Louis concentre l’essentiel des arrivages mauritaniens, avec plus de 105 000 moutons déjà enregistrés.
Mamadou Diagne a salué la coopération entre les autorités sénégalaises et mauritaniennes pour faciliter l’acheminement du bétail vers le Sénégal. Il a notamment remercié le président mauritanien ainsi que le Premier ministre sénégalais pour leur implication dans cette collaboration.
Lors de cette rencontre, l’administratrice du Fonds d’appui à la stabulation, Fatoumata Diop Bakhoum, a également fait le point sur les financements accordés au secteur de l’élevage. Elle a indiqué que 416 projets ont été soutenus pour un montant supérieur à 2,5 milliards de francs CFA.
Cependant, 252 projets restent encore en attente de financement, pour un coût estimé à 2,3 milliards de francs CFA. Selon elle, cette forte demande illustre l’intérêt grandissant des éleveurs pour la stabulation, perçue comme un outil essentiel de modernisation de l’élevage et d’amélioration de la productivité animale.
De son côté, le directeur général du gouvernement, Boubacar Camara, a annoncé plusieurs mesures visant à mieux organiser certaines pratiques liées à la Tabaski, notamment dans la gestion des marchés et de l’approvisionnement en moutons.
TE/Sf/APA







