Le gouvernement égyptien a démenti les informations faisant état d’un retrait du projet de loi sur le statut personnel, réaffirmant que le texte suit désormais son parcours parlementaire malgré les controverses qu’il suscite au sein de la société et des institutions religieuses.
Le gouvernement égyptien a rejeté samedi les informations évoquant un retrait du projet de loi sur le statut personnel, également appelé loi de la famille, en assurant que le texte demeure soumis à l’examen de la Chambre des députés.
Le démenti a été formulé par le ministre des Affaires parlementaires dans un communiqué publié par la Présidence du Conseil des ministres, alors que des rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux et certains médias concernant une éventuelle révision préalable du projet par d’autres instances.
Selon le ministre, le gouvernement a achevé son rôle institutionnel en transmettant officiellement le texte au Parlement, qui dispose désormais de la compétence exclusive pour l’examiner.
«Ces informations concernant le retrait du projet de loi sur le statut personnel sont totalement infondées», a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune démarche de retrait n’était envisagée par l’exécutif.
Le Conseil des ministres avait approuvé le projet fin avril, le présentant comme une base législative destinée à répondre aux exigences constitutionnelles tout en tenant compte de la sensibilité des questions familiales.
Cette clarification intervient alors que le gouvernement met en avant une approche fondée sur le dialogue institutionnel. Les autorités ont indiqué rester ouvertes aux observations et propositions qui pourraient être formulées par les différentes parties concernées lors des travaux parlementaires. Le ministre des Affaires parlementaires a souligné que les débats au sein des commissions spécialisées constituent le cadre approprié pour enrichir le texte avant son éventuelle adoption définitive.
Le projet s’inscrit dans un programme plus large de réforme de la justice familiale soutenu par le président Abdel Fattah al-Sissi. Parmi les principales mesures envisagées figurent le regroupement des litiges conjugaux au sein d’une même juridiction, l’accélération des enquêtes relatives aux revenus des époux et la création d’un mécanisme chargé de l’exécution des décisions judiciaires.
Les autorités estiment que ces dispositions permettraient de réduire les délais de traitement des affaires familiales et de limiter les répercussions sociales des conflits conjugaux.
Le texte prévoit également plusieurs ajustements relatifs aux droits parentaux et conjugaux. Il maintient la priorité de garde accordée à la mère tout en élargissant les modalités de visite accordées au père, y compris à distance. Il introduit par ailleurs la possibilité pour une épouse d’obtenir l’annulation du mariage dans un délai de six mois si elle démontre que son conjoint a dissimulé ou falsifié certaines informations relatives à sa situation sociale ou professionnelle, sous réserve de certaines exceptions.
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