Le Parti uni pour le développement national (UPND) du président Hakainde Hichilema est donné favori des élections générales du 13 août en Zambie, selon une analyse publiée mercredi par le Robert Lansing Institute (RLI), un groupe de réflexion américain spécialisé dans les questions géopolitiques et démocratiques.
Dans son rapport, le Robert Lansing Institute (RLI), centre de recherche basé dans l’État du Delaware estime à 60 % les chances de l’UPND de conserver une majorité parlementaire dans le cadre du nouveau système électoral mixte instauré par la Constitution révisée. Le scénario le plus probable demeure, selon l’institut, la réélection du président Hichilema, même si sa majorité pourrait être moins confortable en raison du coût élevé de la vie et d’une opposition plus structurée.
Le RLI souligne que le gouvernement sortant peut mettre en avant plusieurs acquis, notamment les progrès enregistrés dans la restructuration de la dette publique, le recul de l’inflation, le maintien du programme avec le Fonds monétaire international (FMI) et la reprise des investissements dans le secteur minier, pilier de l’économie zambienne.
Toutefois, le rapport relève que ces performances macroéconomiques peinent encore à se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des ménages. Le chômage, la hausse des prix des produits de première nécessité et les pénuries d’électricité demeurent les principales préoccupations des électeurs et constituent les principaux angles d’attaque de l’opposition.
Les élections du 13 août se dérouleront sous les nouvelles dispositions constitutionnelles, qui prévoient l’élargissement de l’Assemblée nationale, l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle ainsi que des sièges réservés aux femmes, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. Selon le think tank, cette réforme devrait favoriser une représentation plus inclusive tout en renforçant les partis disposant d’une implantation nationale.
Le rapport identifie trois grands enjeux de la campagne : la capacité du gouvernement à transformer la reprise économique en amélioration du niveau de vie, l’équilibre entre réformes démocratiques et critiques sur une concentration du pouvoir exécutif, ainsi que le débat entre une politique économique ouverte aux partenaires occidentaux et un discours plus nationaliste porté par l’opposition.
Le Robert Lansing Institute estime à 25 % la probabilité d’une majorité parlementaire réduite pour l’UPND, à 10 % celle d’un Parlement sans majorité claire et à seulement 5 % une victoire de l’opposition, désormais rassemblée autour de Brian Mundubile.
Selon les auteurs du rapport, l’issue du scrutin devrait se jouer dans les provinces les plus disputées et dans les grands centres urbains, en particulier Lusaka, où les questions liées au pouvoir d’achat, à l’emploi et à la gouvernance devraient fortement influencer le vote.
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