Le Conseil central des anciens et notables de Tripoli salue l’élection d’un nouveau président de la Haute Commission électorale nationale, y voyant un signal en faveur de la souveraineté populaire et d’une relance crédible du processus électoral.
Le Tripoli Central Council of Elders and Notables a salué la tenue d’élections internes ayant abouti à la désignation d’un nouveau président de la High National Elections Commission (HNEC), ainsi qu’au renouvellement de son conseil d’administration, mettant fin à l’intérim à la tête de l’institution, a indiqué le Conseil dans un communiqué publié à Tripoli. Cette initiative intervient dans un contexte de blocage politique persistant en Libye, marqué par des reports successifs d’échéances électorales.
Dans sa déclaration, le Conseil estime que ces élections constituent « une étape soutenant la volonté du peuple », rappelant que près de 2,8 millions de citoyens s’étaient inscrits sur les listes électorales avant que le processus ne soit interrompu. Selon l’organe des notables, cette interruption avait été justifiée à l’époque par un cas de force majeure « dont la nature n’a jamais été clairement expliquée » par la direction sortante de la Commission.
Le communiqué pointe également les responsabilités de l’ancienne direction de la HNEC, accusée d’avoir affiché une « partialité en faveur d’une partie au conflit » et de ne pas avoir soutenu l’organisation d’élections législatives. Pour le Conseil central, cette posture a contribué à fragiliser davantage la crédibilité du processus politique et à prolonger l’impasse institutionnelle.
Insistant sur les principes de légitimité démocratique, le Conseil affirme qu’« il n’existe de légitimité que celle qui émane du peuple, et de légalité que celle conférée par les urnes ». Cette prise de position s’inscrit dans une rhétorique récurrente de la société civile libyenne, qui appelle à des institutions issues du suffrage universel pour mettre fin à la transition prolongée.
La désignation d’une nouvelle équipe à la tête de la HNEC est perçue par les notables comme une opportunité de rétablir la confiance dans l’organe électoral, à condition que celui-ci agisse de manière indépendante et transparente. Ils appellent à lever les obstacles ayant entravé les précédentes tentatives électorales et à clarifier les responsabilités en cas de nouveaux reports.
Dans un pays où les divisions politiques et sécuritaires ont longtemps entravé l’organisation de scrutins nationaux, le Conseil central exhorte enfin l’ensemble des acteurs à soutenir la Commission renouvelée afin de créer les conditions d’élections libres et inclusives, considérées comme la seule issue durable à la crise institutionnelle.
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