Le président de la Confédération africaine de football (CAF) Patrice Motsepe a rejeté jeudi soir au Maroc, les accusations de présumée corruption au sein de la CAF formulées par le gouvernement sénégalais après la décision de retrait du titre de champion d’Afrique à l’équipe du Sénégal au profit des Lions de l’Atlas le 17 mars dernier.
« Si quelqu’un veut engager une action en justice en alléguant qu’il y a de la corruption à la CAF, non seulement je l’accueille favorablement, mais je l’encourage. Il n’y a rien à cacher », a dit Motsepe lors de la conférence de presse tenue au Complexe Mohammed VI de football à Salé, près de Rabat, en présence du président de la Fédération royale marocaine de football Faouzi Lekjaa et du secrétaire général par intérim de la CAF Samson Adamo.
Le président de l’instance africaine a qualifié ces accusations de « fausses et sans fondement » réaffirmant la transparence de l’instance dans la gestion de ce dossier.
Le gouvernement sénégalais avait réclamé le 18 mars une enquête internationale « pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF », au lendemain de la décision du jury d’appel de la CAF ayant déclaré l’équipe du Sénégal forfait lors de la finale et homologué la victoire du Maroc sur tapis vert par 3-0.
La décision de la CAF a été contestée par le Sénégal qui a déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.
Motsepe a souligné que « les problèmes liés à la finale sont derrière nous (…) car le jugement est en cours» assurant que « quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons et nous l’appliquerons ».
Face à la polémique, Patrice Motsepe a appelé à l’apaisement et à la coopération entre les nations africaines.
« J’ai un profond respect pour le Sénégal et pour le Maroc. Nous devons travailler ensemble pour le développement du football africain. », dit-il.
Au sujet de 18 supporters sénégalais condamnés en première instance à des peines allant de trois mois à un an de prison pour « hooliganisme » durant les incidents de la finale de la CAN , le sudafricain a indiqué respecter « la souveraineté judiciaire » du Maroc.
AK/Sf/APA







