La Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a salué, jeudi 23 octobre, la détermination des parties libyennes à maintenir le cessez-le-feu conclu en 2020.
Malgré la persistance des blocages politiques en Libye, les instances militaires conjointes réaffirment leur attachement à la paix et à la souveraineté du pays.
Cinq ans après la signature de l’accord du 23 octobre 2020, la MANUL a rendu hommage aux membres de la Commission militaire mixte 5+5 (CMM) pour leur « dévouement et leur engagement au service du peuple libyen ». Dans un communiqué, la mission onusienne a réitéré sa volonté de poursuivre sa collaboration avec la CMM et ses sous-comités afin de préserver la stabilité du pays et de faire progresser le processus politique vers « une paix durable en Libye ».
Composée de représentants des forces de l’Est et de l’Ouest, la Commission 5+5 a de son côté réaffirmé son respect des termes du cessez-le-feu, rappelant les trois principes fondamentaux de l’accord signé à Genève sous l’égide de la MANUL : l’unité du territoire, la protection des frontières terrestres, maritimes et aériennes, et le refus de toute ingérence étrangère.
Reconnaissant les difficultés persistantes — divisions politiques, absence d’élections et présence de combattants étrangers —, la CMM a souligné que le cessez-le-feu demeurait « un acquis essentiel pour la sécurité nationale et la stabilité régionale ».
Le retrait des mercenaires et forces étrangères reste au cœur de l’accord de 2020. Plusieurs initiatives, soutenues par la MANUL et l’Union africaine, visent à restructurer les dispositifs sécuritaires et à démanteler les groupes armés encore actifs. Malgré des avancées modestes, les responsables militaires affirment que ces engagements sont « irréversibles ».
Depuis la signature de l’accord, la Libye demeure plongée dans une impasse institutionnelle. Les efforts de médiation menés par l’ONU pour unifier les institutions et organiser des élections nationales n’ont pas encore abouti. La MANUL exhorte régulièrement les acteurs politiques libyens à placer l’intérêt national au-dessus des rivalités et à créer les conditions d’un scrutin inclusif.
MK/te/Sf/APA







