Dix-sept individus, dont neuf fonctionnaires du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations ainsi que huit opérateurs économiques, ont été placés en détention provisoire à Alger pour des faits présumés de corruption, d’abus de fonction et de trafic d’influence.
Le tribunal de Dar El Beïda, relevant de la Cour d’Alger, a ordonné la mise en 17 accusés, dont neuf fonctionnaires, mercredi 23 octobre, à l’issue d’une enquête judiciaire approfondie, selon un communiqué du parquet.
L’enquête a été déclenchée à la suite d’un signalement interne dénonçant des pratiques frauduleuses. Les investigations ont permis de découvrir un réseau dirigé par une employée du ministère du Commerce extérieur, soupçonnée d’avoir octroyé à plusieurs entreprises des facilités illégales en échange d’avantages financiers, notamment pour l’obtention d’autorisations d’importation de matières premières.
Les autorités ont mis au jour plusieurs mécanismes de contournement administratif ayant permis à certains opérateurs d’obtenir des agréments accélérés et des quotas d’importation privilégiés, en violation des règles de concurrence et des procédures réglementaires.
À l’issue des auditions menées par le juge d’instruction, l’ensemble des personnes interpellées ont été mises en examen et placées sous mandat de dépôt, dans l’attente de poursuites pénales.
Cette affaire survient dans un contexte de renforcement des contrôles administratifs au sein des ministères économiques algériens. Le gouvernement affirme vouloir intensifier sa politique de transparence et de moralisation de la vie publique, notamment dans le secteur des importations et exportations, déjà marqué par plusieurs scandales ces dernières années.
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