Les autorités guinéennes ont demandé le retour du drapeau libérien à sa position initiale à la frontière de Kiéssènèye, au nord de la Guinée, suite à un incident survenu dans cette zone située entre Guéckédou (Guinée) et Foya (Libéria).
Dimanche, une rencontre a eu lieu à Guéckédou entre une délégation guinéenne dirigée par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, et une mission libérienne conduite par le ministre des Affaires intérieures, Niuma Ley.
La tension trouve son origine dans une opération d’extraction de sable dans le fleuve Makona, fin février-début mars, dans une zone frontalière disputée. Selon des responsables locaux, une entreprise libérienne chargée de travaux routiers à Foya avait commencé à extraire du sable pour un projet d’infrastructure, avant que les autorités guinéennes ne saisissent une machine utilisée sur le site, faute d’autorisation.
Les discussions avaient pour objectif de clarifier les circonstances de l’incident et de trouver un accord consensuel pour éviter une escalade. La situation s’est toutefois compliquée lorsque le drapeau libérien, initialement placé à environ 800 mètres du fleuve Makona, a été déplacé près de la rive.
Le ministre guinéen Ibrahima Kalil Condé a dénoncé cette action comme une occupation illégale et a rappelé le respect du principe d’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale. Il a ajouté que le président guinéen Mamadi Doumbouya privilégie le dialogue et la concertation pour préserver la cohésion sociale entre les communautés des deux côtés de la frontière.
De son côté, le ministre libérien Niuma Ley a salué la coopération entre les deux pays et confirmé que le drapeau serait remis à sa position initiale. Il a également proposé l’organisation de rencontres périodiques entre ministres de l’Intérieur de la sous-région afin de prévenir de futurs incidents.
La rencontre s’est conclue sur une note d’apaisement, avec la réaffirmation des deux parties de privilégier le dialogue et la paix entre les communautés frontalières.
RNK/te/Sf/APA





