Le Parlement camerounais se réunit depuis le 2 avril à Yaoundé en Congrès extraordinaire pour examiner une réforme constitutionnelle majeure visant à créer un poste de vice-président de la République.
Un projet de loi examiné par le Parlement camerounais doit créer un poste de vice-président nommé directement par le président et non élu au suffrage universel. Le chef de l’État pourra également mettre fin à ses fonctions à tout moment. Il assisterait le président et exercerait les pouvoirs qui lui seraient délégués.
Le gouvernement présente cette réforme comme un moyen d’assurer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir (décès, incapacité ou démission du président). Actuellement, cette fonction est assurée par le président du Sénat, mais le texte confère désormais cette responsabilité prioritairement au vice-président nommé.
La proposition suscite déjà des réactions critiques. Certains observateurs dénoncent le fait qu’elle permet au président — actuellement Paul Biya — de choisir directement son successeur, sans recours au vote populaire, ce qui pourrait modifier le jeu démocratique.
Le Congrès poursuit l’examen du texte, l’adoption définitive étant attendue à l’issue des travaux parlementaires.
TE/Sf/APA







