Le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ont procédé aux premières nominations au Sénat, marquant une étape importante dans la mise en place de la chambre haute du Parlement béninois.
Réuni le 1er juillet en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé la désignation de dix personnalités par le chef de l’État. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale a nommé quatre personnalités : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko. Ces quatorze personnalités rejoignent les membres de droit prévus par la Constitution, notamment les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale et les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.
Le Sénat a été institué par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, puis promulguée le 17 décembre 2025 par la loi constitutionnelle n° 2025-20, qui a instauré un Parlement bicaméral au Bénin.
Aux termes de la Constitution révisée, le Sénat est chargé de contribuer à la régulation de la vie politique, de veiller au renforcement de l’unité nationale, de la démocratie, de la sécurité publique et de la paix. Il participe également à la procédure législative en examinant les textes adoptés par l’Assemblée nationale et peut demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances.
Ces premières nominations ouvrent la voie à l’installation effective du Sénat, l’une des principales innovations de la réforme constitutionnelle entrée en vigueur à l’approche de l’élection présidentielle de 2026.
TE/APA







