Ces derniers jours, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont été frappés par des catastrophes naturelles et des accidents de transport. Au Bénin, au Niger, au Burkina et en Guinée, les bilans humains s’alourdissent, soulignant l’urgence de mesures de prévention et de sécurité.
Une série de drames secoue l’Afrique de l’Ouest depuis le 16 août 2025, faisant de nombreuses victimes et causant d’importants dégâts matériels.
Au Bénin, un bus nigérien transportant 47 personnes a plongé dans le fleuve Ouémé à Thio, dans la commune de Glazoué, dans la nuit du 16 au 17 août. Selon le rapport de l’Ambassadeur du Niger à Cotonou, Chaïbou Kadadé, 38 corps ont été retrouvés et transférés à la morgue de Savé. Neuf rescapés, dont une femme, avaient été transportés à l’hôpital de Savé. Le Haut Conseil des Nigériens au Bénin (HCNB) a précisé que plus d’une trentaine de corps ont été inhumés mardi 19 août au cimetière de Savé dans le strict respect de la tradition musulmane.
Le bus STM Niger, immatriculé CC 0085 MD, en provenance de Lomé (Togo) et à destination de Niamey, avait heurté la rambarde du pont avant de chuter dans le fleuve. Le plan ORSEC a été immédiatement déclenché par le président béninois, mobilisant les services de secours, de sécurité et de santé. Les opérations ont été supervisées par l’Ambassadeur du Niger, le président du HCNB et les autorités béninoises. Les neuf rescapés sont dans un état stable et le corps d’un ressortissant togolais a été rapatrié à sa famille. Le HCNB a salué la solidarité du gouvernement béninois et des communautés locales et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Les enquêtes sur les causes de l’accident se poursuivent.
Au Niger, les fortes pluies de la saison hivernale ont provoqué d’importantes inondations, faisant 47 morts, 70 blessés et plus de 56 000 sinistrés, selon la Direction générale de la protection civile (DGPC) relayée par l’Agence nigérienne de presse (ANP). Les inondations ont touché 7 754 ménages dans 339 quartiers et villages de 78 communes réparties dans 46 départements ou villes. Parmi les victimes, 30 personnes sont mortes dans des effondrements et 17 par noyade. Les pertes incluent également 257 têtes de bétail. Le gouvernement avait mis en place un programme de 12 milliards F CFA pour assister les familles sinistrées.
Au Burkina Faso, un car de transport en commun est tombé sous le pont Nakambé sur la RN3. Le véhicule a été extrait de l’eau à l’aide d’une grue, mais aucun corps n’a été retrouvé à l’intérieur, laissant craindre que les victimes aient été emportées par les forts courants. Les recherches reprendront à l’aube, a indiqué la Brigade des sapeurs-pompiers burkinabè. Le bilan provisoire est de deux décès confirmés, deux personnes en état grave et sept blessés légers.
En Guinée, un glissement de terrain à Maneah, dans la préfecture de Coyah, située à environ cinquante kilomètres de la capitale Conakry, a fait neuf morts et de nombreux blessés dans la nuit du 20 août. La coulée de boue a emporté des dizaines de maisons, ensevelissant leurs occupants. Les secours, soutenus par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, poursuivent leurs recherches dans les décombres, tandis que la population locale tente de surmonter l’angoisse face à cette tragédie, rapporte AfriqueGuinée.
Ces événements soulignent la vulnérabilité de certaines zones face aux catastrophes naturelles et aux accidents de transport, et mettent en lumière la nécessité de renforcer la prévention, la sécurité routière et les dispositifs de gestion des risques dans la région.
AC/Sf/APA







