La justice sénégalaise rend en moyenne 143 000 décisions par an, malgré un déficit en magistrats et en personnels d’appui, a indiqué mercredi l’Inspecteur général de l’administration de la justice (IGAJ), Cheikh Tidiane Lam.
S’exprimant lors d’un séminaire sur le renforcement des pouvoirs d’inspection et de contrôle des chefs de cours et de juridictions, l’Inspecteur général de l’IJAJ, Cheikh Tidiane Lam a indiqué le chiffre de 143 000 décisions de justice rendues par an au Sénégal, en dépit d’un déficit en personnel judiciaire. Il a également alerté sur le déficit en archivistes, le Sénégal n’en comptant que 16 pour plus d’une soixantaine de juridictions.
Il a insisté sur l’importance des archives judiciaires, notamment pour la conservation des documents d’état civil et la délivrance d’actes plusieurs années après leur établissement.
« Si les archives ne sont pas conservées, les citoyens se retrouvent avec beaucoup de problèmes », a-t-il averti.
L’Inspecteur général a par ailleurs plaidé pour la poursuite de la dématérialisation des procédures, tout en préconisant le maintien du support papier durant la phase de transition afin de prévenir les conséquences d’éventuelles pannes informatiques.
Représentant le ministre de la Justice, le Directeur des services judiciaires, Amadou Tidiane Sy, a, pour sa part, souligné que le renforcement des mécanismes de contrôle constitue un levier d’amélioration du fonctionnement de la justice.
Il a indiqué que les visites de terrain et l’exploitation des rapports des structures de contrôle ont permis de relever certains dysfonctionnements dans les juridictions.
Le ministère, a-t-il assuré, entend transformer en instructions les recommandations pertinentes issues des activités de contrôle et veiller à leur mise en œuvre.
M. Sy a invité les participants à identifier les principaux « goulots d’étranglement » du système judiciaire et à formuler des recommandations destinées à améliorer l’efficacité du service public de la justice.
TE/Sf/APA





