Alors que la CAN démarre dans quelques jours, Zineb Benmoussa, Directrice Générale de l’Agence Nationale des Équipements Publics (ANEP), orchestre un vaste programme des modernisation des infrastructures devant accueillir les 24 équipes de la compétition.
Le Maroc a mis en place depuis plusieurs années une stratégie sportive ambitieuse, qui se concrétise aujourd’hui à travers un vaste programme de modernisation des infrastructures pour l’accueil de compétitions continentales et internationales, dont la CAN 2025 qui débute dans quelques jours.
À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (21 décembre 2025 -18 janvier 2026), le Maroc s’affirme plus que jamais comme une terre d’accueil du football africain et international, souligne la Confédération africaine de football.
Au-delà de la fête sportive attendue par des millions de supporters, l’événement « s’appuie sur un vaste programme de modernisation des infrastructures, pensé pour répondre aux standards les plus exigeants de la Confédération Africaine de Football et de la FIFA », écrit la CAF sur son site officiel. Notant que derrière ce chantier d’envergure, se trouve une femme qui orchestre l’un des défis techniques et organisationnels les plus ambitieux de ces dernières décennies, à savoir Zineb Benmoussa, Directrice Générale de l’Agence Nationale des Équipements Publics (ANEP).
Selon la CAF, l’ANEP, chargée de la maîtrise d’ouvrage déléguée des neuf stades appelés à accueillir la CAN 2025, « a conduit, en un temps record de moins de deux ans, la mise à niveau et la construction d’infrastructures sportives stratégiques, réparties à travers le Royaume ».
« Des enceintes pensées pour garantir le confort des spectateurs et des joueurs, intégrant des normes internationales strictes, tout en valorisant une identité architecturale marocaine forte et assumée », fait noter la confédération africaine.
Ingénieure de formation, issue d’un parcours entièrement construit au sein de l’ANEP, Zineb Benmoussa incarne la continuité, l’expertise et la rigueur technique mises au service de projets structurants pour le pays, écrit l’institution africaine qui note que de la construction des grands stades de Fès, Marrakech et Agadir, au Centre Mohammed VI de Maâmora de Salé, en passant par de nombreux équipements hospitaliers et administratifs, son expérience « a façonné une méthode de gestion fondée sur l’anticipation, le suivi rapproché des chantiers et la coordination des équipes sur le terrain ».
Dans une interview accordée à « Cafonline.com », Zineb Benmoussa, explique les choix structurants opérés pour les stades de la CAN 2025, les exigences environnementales intégrées dès la conception, mais aussi sur l’humain, la pression des délais et la fierté d’avoir contribué à un projet d’intérêt national, porteur d’un héritage durable pour les générations futures.
Elle affirme que son expérience personnelle, débutée en tant que jeune ingénieure, diplômée d’une grande école, lui « a permis d’accumuler une longue expérience dans la construction et la mise à niveau des infrastructures sportives ».
« J’ai notamment participé à la construction des stades de Fès, Marrakech et Agadir dans leur première version livrée entre 2010 et 2013. J’ai également contribué à la réalisation de l’ensemble des projets de la Fédération Royale Marocaine de Football, en particulier le Centre Mohammed VI de Maâmora, ainsi que les centres de formation à travers le pays », relate cette dame.
Les neuf stades — le Complexe sportif Prince Moulay Abdellah, le Stade Moulay Hassan, le Stade Al Barid, le Stade Olympique, le Complexe Sportif de Fès, le Grand Stade de Tanger, le Stade de Marrakech et le Complexe Mohammed V de Casablanca — ont été conçus dès l’origine pour répondre aux normes de la CAF, et pour certains, à celles de la FIFA, fait-elle noter, en précisant que le Stade Prince Moulay Abdellah et le Grand Stade de Tanger respectent déjà les normes FIFA 2030. Ces normes visent avant tout le confort des spectateurs et des joueurs, dit-elle.
Pour les spectateurs, elles garantissent une bonne visibilité depuis l’ensemble des gradins, des dimensions adaptées pour des circulations fluides, une accessibilité pour les personnes à besoins spécifiques et un nombre suffisant d’équipements de soutien tels que les sanitaires, buvettes et salons.
Pour les joueurs, l’application des normes CAF et FIFA permet de créer des circuits distincts et sécurisés, avec des espaces conçus selon des standards internationaux, explique encore Zineb, relevant que les exigences environnementales ont été intégrées dès la conception, avec notamment l’utilisation de l’aération naturelle chaque fois que cela était possible, l’optimisation de la performance énergétique, des systèmes d’éclairage efficaces, ainsi que des solutions durables pour la gestion de l’eau et des déchets.
Elle rappelle dans cette interview que « le Maroc a mis en place depuis plusieurs années une stratégie sportive ambitieuse, qui se concrétise aujourd’hui par l’accueil de compétitions continentales et internationales ».
Et de souligner que « le programme de modernisation des infrastructures vise à offrir des installations conformes aux normes mondiales et à positionner le Maroc parmi les leaders dans ce domaine ».
« Au-delà de la CAN 2025 et de la Coupe du Monde 2030, ces stades contribueront durablement au développement de la pratique sportive à l’échelle nationale et serviront d’espaces polyvalents capables d’accueillir des événements sportifs et culturels », se rejouit-t-elle.
AK/Sf/APA







